Archives du mot-clé Ellory

LES ASSASSINS DE R. J. ELLORY

Il y a des romans policiers qui se démarquent, qui enrichissent peut être ce genre par une approche particulière, une façon de faire qu’on lit moins souvent. Et on prend plaisir à redécouvrir ces récits, qui détonnent. R. J. Ellory est certainement l’un de ceux qui écrit ces romans là.

r-j-ellory-s-aime-beaucoup-trop

Il porte une attention particulière aux personnages, à leurs vies, leurs manies, leurs problèmes, qu’il prend le temps de raconter au détriment peut être du souci d’un suspens. L’enquête s’enracine dans ceux-ci, s’ancrent dans la vie des personnages.  Et on prend plaisir à entrer dans  cette familiarité.

Dans Assassins, des meurtres se suivent dans un quartier de New York, qui a priori n’ont aucun lien. Ray Irving s’occupe de quelques unes de ces affaires, dont aucun élément jusque là ne permet de les élucider. Peut être que Karen Langley pourra l’aider. Karen travaille au New York City Herald, elle est responsable des pages faits divers de ce journal. Elle travaille avec Jhon Costello, son enquêteur, un drôle de personnage victime d’un serial killer alors qu’il avait quinze. Il a pu en réchapper, son amie non.

Jhon Costello a notamment une mémoire étonnante, et il semble surtout l’utiliser à justement  dresser la liste de tous ces meurtres en série commis par de célèbres meurtriers. Et Jhon fait remarquer à Karen que les assassinats qui viennent d’être perpétrés ressemblent à d’autres plus anciens. Un autre meurtrier en série semble vouloir imiter ses grands précurseurs. Karen révèle cette information à Ray…

Empruntez Les assassins

Seul le silence de R.J. Ellory

Josef a 12 ans lorsque qu’il découvre le corps mutilé d’une fillette. Le premier d’une longue série …
Pendant plus de 30 ans, les meurtres se répètent de loin en loin. Parfois très rapprochés. Et puis, cela s’arrête lorsque la police croit avoir mis le coupable hors d’état de nuire. La vie reprend son cours normal. Puis subitement, les meurtres recommencent.

Dans ce coin perdu du sud des Etats-Unis, chacun y va de son commentaire, guette les faits et gestes des voisins, tout le monde se sent harcelé par le monstre. Chaque enfant est une proie, aucun parent n’est à l’abri.

Devenu écrivain, Josef restera brûlé par sa vision insoutenable, et il n’aura de cesse de tenter d’éteindre sa souffrance, en mettant la main sur le serial killer… dont le nom sera révélé à la toute dernière page, comme tout bon thriller qui se respecte.

En exergue, une citation de Cynthia Ozick résume bien le tourment de Josef « Ce que nous nous rappelons de notre enfance, nous nous le rappelons pour toujours-fantômes permanents, estampés, écrits, imprimés, éternellement vus. »
Ce roman est un piège pour le lecteur. Dévorant, captivant, il fait partie des livres qu’on emmène partout dans son sac pour pouvoir s’y plonger dès lors qu’on a 5 minutes devant soi.

R.J. Ellory sera présent à Lyon lors des 6ème Assises Internationales du Roman, conçues et organisées par la Villa Gillet et Le Monde.

Crédit photo : E. Garault pour Lire