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rendez-vous des lecteurs 2018/3

Lors du dernier rendez-vous, ces livres ont été présentés :

Gros coup de cœur de cette rentrée : Yves Bichet retourne en mai 68 à Lyon avec Trois enfants du tumulte.

Enfin un nouveau roman de l’américaine Laura Kasischke : avec Eden Springs, elle revient sur l’histoire de jeunes filles sous l’emprise d’une secte.

Les Suprêmes chantent le blues, d’Edward Kelsey Moore renoue avec le ton de la comédie de mœurs assez positive qui avait fait le succès des Suprêmes. On retrouve avec bonheur les trois amies devenues sexagénaires. Lire la chronique complète.

Un premier roman très original qui mêle aventures rocambolesques, histoire de famille, épopée industrielle. C’est Le roi chocolat de Thierry Montoriol. Lire la chronique complète.

L’auteure franco algérienne Nina Bouraoui parle de son enfance en Algérie et son adolescence en France dans un roman de formation écrit avec pudeur et élégance. Son titre est tiré de la Métaphysique d’Aristote : Tous les hommes désirent naturellement savoir.

L’anglaise d’origine mauricienne Natasha Soobramanien publie ce premier roman Genie et Paul dans la célèbre collection Continents Noirs chez Gallimard. Lire la chronique complète.

Yasmina Khadra décortique le processus de radicalisation en nous montrant le parcours de Khalil, un jeune homme kamikaze.

Premier roman très remarqué, My absolut darling de Gabriel Tallent montre une jeune fille sous l’emprise de son père abusif. Un livre d’une prodigieuse maîtrise dans l’écriture et la composition. Lire la chronique complète

Le dernier roman de Nancy Huston, Lèvres de pierre, trace des ponts entre sa propre vie et l’histoire récente du Cambodge et de son sinistre Pol Pot.

Prochain rendez-vous : 15 décembre !

Rendez-vous des lecteurs, 2018/1

La Havane des années 60, Paris de la Belle époque, Vallée d’Aoste dans les années 80, Hongrie en 40 et même Amérique du futur … nous avons voyagé à travers le temps et l’espace samedi dernier lors du rendez-vous des lecteurs !

La cubaine Karla Suarez continue d’explorer l’histoire de son pays et propose le portrait émouvant du Fils du héros. Brusquement propulsé chef de famille à 12 ans, Ernesto n’aura de cesse de recomposer le puzzle des circonstances de la mort de son père en Angola.

On change d’époque et de continent avec un premier roman très maîtrisé : Minuit Montmartre se déroule comme son titre l’indique, dans le célèbre quartier parisien en plein effervescence du siècle naissant. On y croise Picasso et Apollinaire, on y danse la java au Lapin Agile, on suit l’ombre leste de Vaillant, le chat de l’affiche du Chat Noir. Bref, tout l’adn poétique de Montmartre est admirablement restitué par l’auteur, Julien Delmaire.

Direction le Brésil et son histoire récente tourmentée. Guiomar de Grammont propose cette première traduction en français d’une de ses œuvres : Les ombres de l’Araguaia revient sur les vingt années que dura la dictature militaire à travers l’histoire d’une sœur partie à la recherche des dernières traces laissées dans la jungle amazonienne par son frère, guérillero poursuivi par l’armée.

Deux romans qui peuvent se lire alternativement, tant ils se font écho l’un l’autre. Deux livres contre la veulerie et contre l’oubli.

Siemens, Krupp, Varta, et d’autres… nous les connaissons mais savons-nous que ces entreprises ont participé activement aux heures les plus noires de l’Allemagne ? Eric Vuillard a reçu le prix Goncourt pour L’ordre du jour, récit qui revient sur ces industriels qui ont financé le nazisme. Un texte qui tient sa force de sa simplicité et de sa rigoureuse véracité historique.

Le premier roman de Sébastien Spitzer, quant à lui, interprète brillamment les dernières heures du nazisme à travers le personnage de Magda Goebbels. Un livre difficile  sur la folie des uns mais nécessaire pour ne pas oublier le sacrifice et l’héroïsme de nombreux autres. Son titre : Ces rêves qu’on piétine

La regrettée Magda Szabo nous offre l’inédit Abigaël, un roman d’initiation déjà chroniqué ici.

La Vallée d’Aoste, c’est le décor des livres de Paolo Cognetti. Dans Les huit montagnes, il aborde la relation père-fils avec une grande sensibilité. C’est dans les montagnes que se trouvent les réponses …

Zéro K, c’est le degré de congélation d’un corps humain. Celui par exemple de la jeune femme d’un homme richissime. Elle est condamnée par les médecins. Que peut-il lui offrir ? L’immortalité ! L’américain Don DeLillo revient sur l’un de ses thème favori et nous livre une question à méditer : qu’est-ce que vivre si la mort est abolie ?

Direction fiction, 2017/1

Le 25 mars dernier s’est tenu un rendez-vous des lecteurs lors duquel je vous ai présenté une sélection de nouveautés.

Petit résumé pour les absents :

Dans la forêt de la canadienne Jean Hegland est un roman éblouissant qui met en lumière la vulnérabilité de notre mode de vie et la fin d’un cycle de l’humanité, rien de mois. Un vrai choc.

Si vous ne connaissez pas Ernest J. Gaines, L’homme qui fouettait les enfants est une bonne entrée en matière dans son œuvre. Né dans les années 30 dans une plantation, il s’installe en Californie avec sa mère à l’adolescence et découvre la littérature mondiale qu’il dévore. N’y trouvant aucun écho avec sa propre vie de noir-américain, il décide d’écrire lui-même. Aujourd’hui, son œuvre est conséquente et ses livres sont étudiés à l’école.

La presse s’enthousiasme pour le dernier titre de Philippe Besson, et nous aussi. Arrête avec tes mensonges revient sur l’adolescence de l’auteur et son premier amour. Vérité ? Mensonge ? peu importe, ce roman sensible et cru est d’une infinie délicatesse.

Antoine Choplin a coutume de s’emparer d’un fait historique de notre histoire contemporaine et de le raconter par des témoins. Dans Quelques jours dans la vie de Tomas Kusar, il aborde la Révolution de velours dans l’ancienne Tchécoslovaquie qui voit l’arrivée de Vaclav Havel au pouvoir. Un livre-hommage à l’engagement, et au pouvoir de la culture.

Cécile Coulon sait planter un décor, comme un écrin à la tragi-comédie humaine qui se met en place.  Trois saisons d’orage est une ample saga familiale portée par une écriture précise qui dépoussière le genre.

Quelle joie de lire à nouveau Sylvain Tesson et de le retrouver plus vif que jamais après son terrible accident. S’il nous a habitué aux récits des lointains, c’est en France que Sur les chemins noirs le ramène. Un cheminement à travers les paysages, du Mercantour au Cotentin, et un cheminement intérieur qu’il partage de façon salutaire avec le lecteur.

Prochaines dates du rendez-vous des lecteurs : samedi 29 avril à 14h pour un spécial Assises Internationales du Roman / Samedi 10 juin à 14h. Sur inscription, thé et café offerts

Direction Fiction 2015-5

Voici les livres dont nous avons parlé lors du dernier rendez-vous des lecteurs, Direction Fiction.

Beaucoup de romans tirés d’histoires vraies :

L’espagnol Javier Cercas revient avec L’imposteur, qui retrace l’histoire d’Enric Marco. Un grand roman en forme d’enquête sur l’une des icônes historiques du pays, porte parole des déportés espagnols, combattant anti-franquiste … mais menteur de première classe.

 Laird Hunt s’attache à raconter un évènement méconnu mais là aussi bien réel : la participation des femmes à la Guerre de Secession. Neverhome est une grande fresque sur la guerre, dont l’héroïne risque doublement sa vie : au combat avec l’ennemi et au peloton d’exécution si elle est démasquée par ses pairs.

Autre roman d’après un épisode réel : Marie Curie prend un amant d’Irène Frain. Le titre est celui d’une gazette à scandales de 1911. Quand l’affaire éclate au grand jour, un lynchage médiatique s’abat sur la scientifique et la détruira.

Puis deux récits biographiques :

Eva de Simon Liberati est le portrait amoureux de Eva Ionesco. C’est une fascination plus ou moins consciente pour l’ex enfant-objet, croisé de loin en loin dans les nuits parisiennes ; fascination devenue amour absolu qui le conduira à épouser Eva.

Les éditions Zulma nous font redécouvrir William Saroyan, un écrivain arméno-américain, ayant connu le succès dans les années 40 et 50. C’est à la demande de son fils, Aram, qu’il raconte, dans Papa tu es fou, la belle relation qu’il entretient avec son fils, alors que celui-ci a 10 ans et que sa mère l’autorise à passer quelques temps avec lui. Un livre qui fait vraiment du bien.

Pure fiction que Les derniers jours du Condor de James Grady. Le Condor, qu’on avait quitté en 74 avec les Six jours du Condor (adapté au cinéma sous le titre « les trois jours du condor » avec R. Redford dans le rôle de l’espion) revient 40 ans plus tard. Un roman d’espionnage virtuose où la paranoïa est à son sommet.

 Histoire d’Irène, le dernier livre de Erri de Luca contient trois courtes nouvelles épurées à l’extrême. La mer est le motif principal de l’écrivain napolitain. La mer comme source de toute vie, et comme refuge.

L’écrivain turc Hakan Günday a reçu le prix Medicis étranger pour Encore. Un roman à charge contre ceux qui exploitent le drame des migrants en en faisant un business lucratif  et contre ceux qui laissent faire : passeurs, police, gouvernement turc et gouvernements européens.

A vos agendas :

La médiathèque vous annonce la venue de Paola Pigani le 6 février 2016, pour une rencontre-dédicace avec ses lecteurs.

Le prochain rendez-vous Direction Fiction aura lieu le samedi 12 mars 2016. Il sera consacré pour moitié aux nouveautés et pour moitié au Festival Quai du Polar à travers la présentation d’une sélection de titres.