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Direction Fiction #4

Pour ceux qui n’ont pas pu venir à l’avant-dernier rendez-vous des lecteurs de l’année 2015, voici un petit compte-rendu.

Dans son dernier roman, Christine Angot change de technique et de style, mais pas de thème. Son Amour impossible est mon coup de coeur de la rentrée et même … de l’année !

Deux premiers romans de deux journalistes : Les amygdales de Gérard Lefort passe au crible des scènes de la vie d’un jeune enfant. Le narrateur a à peine dépassé la dizaine d’année, mais possède déjà un regard furieusement caustique. Christophe Boltanski, lui, a enquêté sur sa prestigieuse tribu d’intellectuels anticonformistes. La cache est un récit touchant et profond.

Jeanne Benameur nous revient avec Otages intimes, un roman tout en sensibilité sur l’impossible reconstruction d’un photographe de guerre qui revient d’une longue et éprouvante captivité.

l’histoire de Là où vont les morts de Liam McIvalney se situe à Glasgow. Assassinats, règlements de compte, meurtres en série, ça saigne en Ecosse ! Gerry, journaliste de son état, enquête sur la mort plus que douteuse de son collègue et protégé, retrouvé mort au fond de l’eau, les mains attachées au volant…

Un roman tout à fait original du catalan Kiko Amat. Tout ce qui fait BOUM retrace le parcours chaotique d’un adolescent, élevé par sa grand-tante anarchiste dans une Espagne post-franquisme. Avec un suspens à la clé : va-t-il réchapper de l’accident dont il est victime au début de l’histoire ?

Une pilule de bonheur et de compassion que le dernier titre de Yves Bichet. L’été contraire est un road movie dans lequel des personnes »âgées » prennent la tangente dans un camion frigorifique volé (canicule oblige) et vont s’autoriser à vivre leurs premiers et derniers grands moments de liberté.

Derrière un titre à rallonge (L’histoire épatante de Mr Fikry et autres trésors) se cache une histoire à rallonge. Mr Fikry est un libraire grincheux, acariâtre, et amer depuis son veuvage, bref infréquentable. Il possède un trésor. Qui sera volé. Gabrielle Zevin signe un roman tout simple, mais excessivement charmant.

Dans Une forêt d’arbres creux, Antoine Choplin s’inspire de la vie du caricaturiste Bedrich Fritta pour nous parler d’une poignée de dessinateurs qui se retrouvent clandestinement la nuit afin de dessiner leur quotidien dans un camp de concentration à Terezin.

Byron et Bobby sont deux anciens profs d’université, alcooliques et sans le sou, ils vivent dans une chambre d’hôtel miteuse à la Nouvelle-Orleans… Ronald Everett Capps signe un texte brillant, intelligent, bourré de références. La ballade de Bobby Long s’inscrit dans la lignée des grands romans américains sur le déclassement, la descente aux enfers et la rédemption inespérée.

Rendez-vous le 12 décembre 2015 à 14h à la Médiathèque pour la dernière session de l’année

Direction Fiction 2015/3

le rendez-vous des lecteurs sous le tilleul

 

 

 

 

 

 

 

 

Samedi 20 juin a eu lieu le troisième rendez-vous de l’année. Voici la liste des romans présentés :

Chez les français, le dernier titre de Justine Lévy, La Gaité, poursuit l’exploration intime de la vie de l’auteure. Incorrigible mélancolique et gauche, mais attachante jeune femme, Louise s’essaye à la joie … sans y parvenir vraiment.

Dans Manderley for ever, Tatiana de Rosnay s’attaque à son idole : Daphné du Maurier, femme au caractère bien trempé, auteure notamment du conte gothique Rebecca et de la nouvelle Les Oiseaux portés tous deux à l’écran par Hitchcock,

Goncourisé en 2012, Jérôme Ferrari revient avec un roman exigeant : Le principe. Le titre évoque le principe d’incertitude, énoncé par Werner Heisenberg dans les années 30. La vie de ce scientifique allemand et l’histoire de sa découverte sont le point de départ de ce roman fascinant.

Tous les livres de Vassilis Alexakis font des aller-retours entre Athènes et Paris.  Autant attaché à  son pays d’origine qu’à son pays d’adoption, il interroge sans cesse cette double culture dans ses ressemblances et ses dissemblances. La Clarinette est un exercice de mémoire dans lequel l’écrivain évoque ses souvenirs, avec élégance et délicatesse

Héloïse ouille aborde l’histoire d’Héloïse et Abélard sous l’angle de l’obscénité, par un Jean Teulé très très polisson

Quoi de neuf chez les étrangers :
Arnaldur Indridason s’essaie au prequel avec bonheur. Les Nuits de Reykjavik est la toute première enquête de son personnage recurrent, Erlendur. On le retrouve tout jeune flic, mais déjà abîmé et hanté par un drame familial – qui est d’ailleurs révélé à cette occasion.

Plus léger, Quand vient le temps d’aimer de William Nicholson est une sorte de vaudeville romanesque à la sauce anglaise. Cascade de mensonges, et d’adultères, ce roman est addictif comme une série télé.

De temps en temps, Russel Banks écrit des nouvelles. Dans Un membre permanent de la famille, 12 instantanés qui disent le désarroi de la classe moyenne américaine. Attention, chef d’oeuvre.

Les deux frères du dernier roman de Michael Cunningham, Snow queen, n’ont pas eu la vie qui leur semblait promise, mais continuent d’espérer quelques chose de grand. Et s’appliquent à cultiver l’amour fraternel qui les relie.

Arno Geiger aborde le thème de la conjugalité au long cours, lorsqu’un évènement vient brusquer  les personnage (un cambriolage en l’occurrence). Tout sur Sally montre avec subtilité, humour et profondeur, les soubresauts d’un couple formé par Sally, prof d’anglais bien dans ses baskets et  par Alfred, un conservateur de musée qui aurait tendance à accepter les signes de l’âge, avec trop de complaisance au goût de sa femme.

De haute lutte est un recueil de 4 nouvelles, par une auteure indienne peu connue en France, Ambai.
Ces histoires mettent en scène des femmes qui revendiquent le droit de disposer d’elles-mêmes, d’être éduquées, de travailler, et de sortir du carcan qu’est le mariage et le foyer. Un tableau social tout en subtilité et complexité, où rien n’est manichéen. C’est ce qui fait la force de ces textes.

Coups de coeur 2014

Les participants du rendez-vous « Direction Fiction à l’heure du café » ont élu leurs coups de cœur parmi les 44 romans présentés tout au long des rendez-vous de 2014. Voici leur palmarès :

  1. L’homme de la montagne de Joyce Maynard
  2. L’exception de Audur Ava Olfasdottir (« très original et plein d’empathie »)
  3. L’amour et les forêts de Eric Reinhardt (« magnifique ! »)
  4. Madame de Jean-Marie Chevrier (« roman très attachant »)
  5. Charlotte de David Foenkinos
  6. La cravate de Milena Michiko Flasar
  7. Le roi disait que j’étais le diable de Clara Dupont-Monod (« quelle femme ! »)
  8. Une illusion passagère de Dermot Bolger
  9. Payé-debout de Gauz (« extra pour l’humour et la justesse de l’observation »)
  10. Ce qui reste de nos vies de Zeruya Shalev

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Direction Fiction, 2015/1

Samedi dernier a eu lieu le premier rendez-vous de l’année. Voici les livres présentés parmi les nouveautés de la médiathèque :

Un premier roman de l’américaine Joy Castro, à la fin sensationnelle : Après le déluge se déroule dans La Nouvelle Orleans post-Katrina. Une jeune journaliste soupçonne un type, qu’elle a rencontré lors d’investigations sur les délinquants sexuels, d’être l’auteur du meurtre d’une jeune fille.

Avec Vernon Subutex, Virginie Despentes porte un regard d’une féroce acuité sur notre époque et notre pays.

Faisant fi des convenances et des barrières sociales, deux femmes vont s’aimer au début du XXème siècle. C’est le petit bijou d’écriture de Léonor de Recondo et il s’intitule Amours.

La femme d’Antoine Piazza a subi un traumatisme crânien qui l’a laissée dans le coma quelques semaines. Tours de garde est le récit de cette parenthèse dans leurs vies.

L’allemande Monika Held saisit l’angle du couple formé par Léna, une jeune interprète et Heiner, rescapé d’Auschwitz. pour montrer les effets de l’expérience concentrationnaire. Sur place, toute peur se dissipe

En faisant des recherches historico-généalogiques, Elise Fontenaille-N’Diaye découvre les traces d’une tuerie de masse, perpétrée en Namibie par les allemands au début du XXème siècle. Avec Blue Book, elle réhabilite ce fait historique passé sous silence.

Place aux Oniriques, le festival des cultures de l’imaginaire. Pour cette seconde édition, une très belle liste d’invités concoctée par l’équipe de la médiathèque de Meyzieu. Nous n’avons pas pu résister à l’envie de vous faire découvrir quelques titres.

Dans Consciences virtuelles, Ayerdhal nous questionne sur les sujets de notre temps : abus de pouvoir, intelligence artificielle, …

Le courage et la curiosité vont mener Kaena à  braver les interdits et l’autorité du grand prêtre, garant des traditions, dans Kaena, la prophétie du français Pierre Bordage.

Du même auteur mais dans un tout autre genre, Mort d’un clone montre un employé triste et médiocre dont la vie va basculer : un matin, il diverge légèrement de son chemin quotidien et tout son univers normé commence à se lézarder.

Deux romans d’Alain Grousset : Sens interdit est une uchronie dénonçant la dictature des extrêmismes et la corruption du pouvoir. Et Les brigades vertes, qui est un excellent thriller politico-écologique de science-fiction.

Auteur emblématique de la jeune génération des romanciers français de l’imaginaire, Johan Héliot offre, dans Izaïn né du désert, un univers captivant mêlant piraterie, aventure, écologie et science fiction.  Et dans L’hiver des machines, il imagine que l’intelligence artificielle crée par l’Homme se retourne contre lui et tente de le réduire à l’esclavage.

Pixel, le héros de Jeanne-A Debats est un adolescent solitaire, qui, suite à un accident, est plongé dans le coma. Ou plutôt dans le Virtuel de Repos où il va découvrir une réalité bien noire …

 Comme des fantômes, un recueil de nouvelles de Fabrice Colin et La saga Mendelson, déjà chroniqué sur ce blog, ont été présentés.

Et pour finir, le roman-fleuve de Christelle Dabos déploie un univers magique et original, des personnages complexes et des intrigues à rebondissements. Les fiancés de l’hiver est le premier volume de la série La passe-miroir.

direction fiction, 2014/5

Voici un petit résumé des livres dont nous avons parlé lors de la dernière rencontre entre lecteurs,  qui s’est tenue le 13 décembre à la Médiathèque.

Parmi les romans français :

Nous avons voyagé Autour du monde avec Laurent Mauvignier, un de nos très grands écrivains français. Son roman dépeint des instantanés de vies au moment où le tsunami de 2011 déferle sur les côtes japonaises. Un livre qui rend sensible le grand écart entre les histoires individuelles et l’Histoire.

Et nous avons voyagé en voiture dans l’excellent L’homme descend de la voiture de Pierre Patrolin : une histoire ténue, mais un suspens irrésistible où il est question de voiture et de fusil, deux obsessions du personnage principal.

Clara Dupont-Monod nous emmène au 12ème siècle, dans l’intimité de la toute jeune Aliénor d’Aquitaine qui vient de se marier avec Louis VII. Chronique d’un désastre annoncé … le titre : Le roi disait que j’étais le diable.

Quant à Eric Vuillard, il évoque, dans Tristesse de la terre, le génocide des indiens d’Amérique à travers le sujet du grand show que Buffalo Bill créa à la fin du 19ème siècle. C’est la naissance du show business, du merchandising, du divertissement planétaire.

2 premiers romans remarquables et remarqués par la presse :

Gauz a été lui-même vigile et il raconte dans Debout-payé tout un univers qui nous est familier mais dont on ne sait pourtant rien. En creux, c’est l’histoire politique d’un immigré qui porte un regard aigu sur les dérives du monde du travail, et du monde marchand.

Thimothée Demeillers a vécu à Prague. Dans Prague, faubourg est, il évoque une ville métamorphosée par la chute du communisme et le tourisme de masse, à travers trois personnages : un pragois exilé aux Etats-Unis, son ami, ancienne figure flamboyante du Prague underground, et un jeune touriste américain bien décidé à profiter des plaisirs de la ville.

Et les étrangers …

L’homme de la montagne de Joyce Maynard, un livre déjà chroniqué sur ce blog.

Conscience écologique tendance dure, l’écossais John Burnside nous émerveille une fois de plus avec un roman qu’on pourrait à la fois qualifier de : politique, poétique, à suspens, d’amour, de science fiction, d’atmosphère. L’été des noyés est tout cela et bien plus encore.

Zeruya Shalev est la grande romancière israélienne de la famille. Dans Ce qui reste de nos vies (prix Fémina étranger 2014), mère mourante et enfants mal-aimés tentent, non pas une réconciliation, mais un apaisement qui donnerait, à ceux qui restent, l’espoir de se libérer du passé et d’avancer.

Enfin, le mozambicain Mia Couto revient avec un tout petit conte. Dans La pluie ébahie, une petite pluie fine reste en suspens, entre terre et ciel, au grand désespoir de ce village en proie à la sécheresse. C’est l’histoire d’une conscience qui s’éveille, celle du jeune enfant qui nous raconte les évènements.

Le prochain rendez-vous est fixé au 21 février.  Au menu : une sélection de romans de la rentrée et aussi une présentation de titres liés au Festival Les Oniriques qui aura lieu à Meyzieu.

J’en profite pour dire :

1 : merci à tous ceux qui sont des fidèles du rendez-vous

2 : à ceux qui aiment lire les romans : n’hésitez pas à nous rejoindre, le cercle n’est pas du tout fermé !

Direction Fiction, 2014/4

Samedi 11 octobre, vous avez encore été nombreux à assister au rendez-vous Direction Fiction. Voici un récapitulatif de tous les livres dont nous avons partagé les histoires.

D’abord un livre qui ne fait pas partie de cette rentrée littéraire puisqu’il est sorti en début d’année, mais dont je tenais absolument à vous parler : Cette nuit je l’ai vue de Drago Jancar. Le grand auteur slovène évoque la disparition de son héroïne Véronika dans une Mitteleuropa bouleversée par la guerre. Que lui est-il arrivé ? Son destin est raconté par 5 personnages qui l’ont bien connue.

Dans Un monde flamboyant, Siri Hustvedt brosse le portrait d’une artiste plasticienne qui se décide à renouer avec la création à la mort de son mari. Mais dans le monde de l’art, difficile d’être prise au sérieux lorsqu’on est une femme et surtout la veuve d’un galériste très connu.

Dans un tout autre genre, Lionel Shriver, l’auteur du très dérangeant Il faut qu’on parle de Kevin, aborde le sujet de l’apparence et de la course à la vie saine dans Big brother : Pandora n’en revient pas que son frère, jadis si séduisant et svelte, soit devenu cet inconnu de 175 kg qui peine à marcher. Elle décide de s’enfermer avec lui et de le faire maigrir.

Le dernier Haruki Murakami va surprendre ses lecteurs habitués aux histoires un brin fantasques du japonais. L’incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage est un roman nostalgique sur un homme partant à la recherche des amis qu’il fréquentait à l’adolescence. Un voyage dans le Japon et au-delà, mais aussi un voyage intérieur sur la trace de la vérité et de l’apaisement.

A l’instar de ses deux précédents romans, l’islandaise Audur Ava Olafsdottir nous enchante à nouveau, avec une histoire, certes pas très drôle, mais racontée avec un léger décalage et un ton ironique à l’islandaise. Pour en savoir plus, lisez la chronique de L’exception écrite par un bibliothécaire.

Viva de Patrick Deville évoque le Mexique révolutionnaire des années 30 à travers la succession d’instantanés où se croisent Trotsky et Frida Kahlo, André Breton et Malcolm Lowry. Ainsi qu’une foule de personnages singuliers, tous plus romanesques les uns que les autres, et qui ont réellement existé.

David Foenkinos rompt avec les comédies légères et propose un long poème, Charlotte. Charlotte Salomon était une artiste peintre juive allemande, morte dans les camps à l’âge de 26 ans. Lors de son exil dans le sud de la France, elle a produit énormément de dessins qui ont été sauvés de l’oubli.

Jean-Marie Chevrier écrit des romans qui se déroulent dans la Creuse, où il vit. Madame est une aristocrate désargentée qui habite une grande bâtisse abandonnée à la poussière et aux fantômes. Tous les mercredi et dimanche, elle dispense des leçons à Guillaume, le fils de ses métayers. Guillaume est né le jour où Madame a perdu son fils unique…

Les romans de Catherine Cusset ont le talent de faire écho chez à peu près tout le monde. Dans Une éducation catholique, on suit une petite fille de 10 ans sur le chemin de l’âge adulte. Marie adore sa mère, hait sa sœur, craint Dieu, déteste les petites vanités de l’enfance et est subjuguée par sa copine Ximena. Des sentiments violents peu compatibles avec le pacifisme chrétien qu’on lui inculque au cathé.

Enfin L’amour et les forêts d’Eric Reinhardt relate l’histoire d’une femme fascinée par sa chute. Mariée à un pervers narcissique, Anne vit un calvaire que vient illuminer une – une seule – journée passée avec Christian, un amant trouvé sur internet. Une tragédie domestique où la conjugalité empêche l’héroïne de se réaliser.

Certains de ces livres sont chroniqués – ou vont bientôt l’être- par les bibliothécaires sur ce blog. Voilà une bonne occasion de le consulter régulièrement et de commenter nos billets.

A bientôt pour la prochaine édition de ce rendez-vous le 13 décembre. A vos agendas !

Direction Fiction 2014/3

Samedi dernier a eu lieu la dernière session  avant l’été du rendez-vous Direction Fiction. L’occasion de piocher des bonnes idées de lectures pour les heures chaudes de la plage, les avant-siestes à l’ombre et les soirées moustiques.

Comme d’habitude, nous avons passé au crible les nouveaux romans achetés par la médiathèque.  Cette fois-ci, une sélection très resserrée de 4 titres seulement, mais ô combien distrayants :

Mobile de rupture de Cookie Allez de déroule durant le repas au restaurant d’un couple qui fête ses 3 ans de vie commune. Ils ont des personnalités opposées : elle est explosive et plutôt frustrée par sa relation, lui est débonnaire et ne la comprend pas. Cela donne un monologue intérieur où sarcasme et ironie font naître le rire à chaque page.

Solo, le dernier roman de William Boyd s’attaque au personnage de James Bond, à la demande des ayants-droit de Ian Flemming himself. C’est un hommage très réussi au père de 007.

La femme au carnet rouge de Antoine Laurrain est un roman tout à fait charmant où un libraire parisien en possession d’un sac à main volé va tout faire pour retrouver la (forcément) belle inconnue à qui il appartient.

Autrefois le rivage de l’américain Paul Yoon, un recueil de nouvelles lumineuses qui se passent sur une île fictive au large de la Corée.  Ces histoires rythmées par le ressac se déploient entre les années 40 et aujourd’hui et revisitent la grande histoire à travers des tragédies intimes.

Une sélection de « gros pavés », pas facile à caser dans sa valise, mais si on ne les lit pas l’été, quand les lira-t-on ?

421 pages : De sang froid de Truman Capote, le premier docu-fiction sur un meurtre gratuit. Pour les amateurs de crime, donc.

602 pages : Rick Bass fait partie des écrivains du Montana, qui célèbrent la nature et l’harmonie primitive. Là où se trouvait la mer décrit une petite communauté qui vit dans les Rocheuses. Arrive un étranger qui cherche du pétrole … et va trouver l’amour.

608 pages : Donna Tartt donne toute la mesure de son époustouflante maîtrise de la narration dans ses 3 romans. Dans Le petit copain, un enfant de 9 ans  disparait tragiquement le jour de son anniversaire. 12 ans plus tard, sa petite sœur, bébé à l’époque, mène l’enquête pour sauver sa famille du chaos.

669 pages : le narrateur de La montagne de l’âme traverse la Chine en un voyage à la fois géographique et intérieur. Un roman complètement envoûtant, à la rencontre de la Chine millénaire.

982 pages : Blonde de Joyce Carol Oates raconte comment une petite brunette sortie de rien devient le produit marketing phare d’Hollywood.  Pour les fans de Marilyn Monroe.

Les prochains rendez-vous seront annoncés dans le programme qui sortira fin août. En attendant, passez un bel été de lectures.