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Direction Fiction, le rendez-vous des lecteurs 2019/5

Voici la liste des livres présentés samedi 19 octobre, lors du traditionnel rendez-vous des lecteurs.

L’amour est aveugle de William Boyd
Le plus francophile des écrivains anglais signe un roman éblouissant autour d’un personnage attachant, Brody, accordeur de piano. Avec lui, on parcourt l’Europe du 19e siècle et toute l’actualité musicale de l’époque, qui est restituée avec panache et précision.

Ici n’est plus ici de Tommy Orange
Le livre dont tout le monde parle aux Etats-Unis est un roman choral, où 12 personnages parlent tour à tour pour dire l’histoire cruelle d’un peuple, celui des indiens d’Amérique, et sa mort programmée. Coup de coeur des bibliothécaires, lire la chronique

Mes vrais enfants de Jo Walton
Patricia ne se souvient plus très bien quelle a été sa vie. A-t-elle été mariée à Mark ou bien à Bee ? A-t-elle eu 4 enfants ou 3 ? Une histoire invraisemblable et totalement addictive. Coup de coeur des bibliothécaires, lire la chronique

Pars s’il le faut de Marie-Ange Guillaume
récit d’une femme qui voit arriver ses 70 ans avec étonnement et mélancolie. Parisienne forcenée, elle avait décidé d’aller vivre à Sète où depuis une dizaine d’années, elle trimballe sa solitude. Qu’est-ce qu’une vie, sinon une suite d’évènements rarement voulus et maîtrisés ? Avec élégance et lucidité, elle se repenche sur le passé, dans un style très personnel où l’humour est toujours présent.

Nous étions nés pour être heureux de Lionel Duroy
Paul est brouillé avec ses frères et sœurs depuis une vingtaine d’années. Ce livre est le roman de leur réconciliation. Le temps d’un repas de famille dans le jardin, ils règlent leurs comptes, mais de façon bienveillante. Ce sont de beaux personnages à découvrir.

La mer à l’envers de Marie Darrieussecq
En croisière avec ses enfants, Rose assiste une nuit au sauvetage de migrants en pleine mer. Elle donne le téléphone de son fils à l’un des jeunes hommes. Un très beau roman sur une femme qui oscille entre passivité et engagement.

Les 5 romans en lice pour le Prix Summer :

Monde sans rivage de Hélène Gaudy
En 1930, on retrouva les débris d’une expédition suédoise qui survolait en ballon le Pôle Nord 30 ans plus tôt. Parmi les restes, un film non développé, un carnet de bord, des lettres… Hélène Gaudy s’empare de ces matériaux pour aborder le monde de l’exploration au 19ème siècle.

Cora dans la spirale de Vincent Message
C’est le portrait d’une femme qui reprend son travail après un congé maternité.L’entreprise va mal et malmène ses salariés. Beaucoup plus qu’un roman social, ce livre vaut aussi pour son style amusant et original.

Avant que j’oublie de Anne Pauly
La mort du père ou comment recomposer un puzzle familial avec des souvenirs tantôt sublimes, tantôt moches.
Anne Pauly sera à la médiathèque de Décines le samedi 18 janvier à 14h !

Par les routes de Sylvain Prudhomme
Bien qu’il soit ancré dans la vie, « l’auto stoppeur », a toujours besoin de fiche le camp ailleurs, de rencontrer des gens, des paysages, de se créer ses propres aventures, d’inventer sa vie au fil des surprises. Un beau roman original sur la France des villages et du temps suspendu.

Propriété privée de Julia Deck
Un couple de quincas parisiens devient propriétaire d’un appartement neuf dans un éco-quartier calme de la proche banlieue. Calme ? Jusqu’au jour où des voisins sans-gêne emménagent dans l’appartement mitoyen…

A vos agendas : prochain rendez-vous Samedi 14 décembre à 14h

Rendez-vous des lecteurs 2019/1

Le 23 février dernier a eu lieu le dernier rendez-vous des lecteurs. Voici les titres présentés :

Commençons par l’épopée post apocalyptique de Laurent Whale, aux éditions Critic. Par la mer et les nuages est à la croisée du roman d’aventures, du roman maritime et de la science-fiction. Accrochez-vous au bastingage !

Bernhard Schlink s’est emparé du destin d’Olga dont il restitue la vie grâce à une écriture magnifiée.

Valérie Zénatti est la traductrice des romans d’Aharon Appelfeld. Mais leurs liens dépassent la simple relation d’un écrivain avec son traducteur. Dans le faisceau des vivants est un récit qui commence au moment où elle apprend la mort de d’Appelfeld.

Le rituel des dunes de Jean-Marie Blas de Roblès est tissé de mille histoires. C’est onirique, c’est mélancolique, c’est beau !

L’atmosphère de La Havane merveilleusement reconstituée par la puissance de l’écriture de Leonardo Padura : La transparence du temps nous entraîne à travers les époques sur les traces d’une Vierge Noire. On retrouve avec bonheur le personnage de Mario Conde.

Le héros de La légende de Santiago du chilien Boris Quercia est un flic un peu paumé. Il a l’occasion de rafler un sachet de cocaïne sur une scène de crime. Mauvaise idée …

Les porteurs d’eau est un roman qu’il faut lire et laisser reposer comme une pâte à pain. Les deux histoires contées en parallèle par Atiq Rahimi ne se rejoignent jamais. C’est au lecteur d’y voir des ponts, des liens, des résonances.

Les assoiffés a paru en 1938 et ressort aujourd’hui grâce aux éditions du Sonneur dont le travail est de faire découvrir des romans oubliés qui font écho à notre époque contemporaine. Découvrons donc l’histoire des émigrés irlandais de la famille de l’auteur, Jim Tully.

Vladimir Maramzine s’est toujours farouchement battu pour l’indépendance de la culture. Russe exilé à Paris depuis une cinquantaine d’année, il livre avec Un tramway long comme la vie, le portrait de l’union soviétique d’après guerre et des russes exilés. 13 histoires aux colorations différentes : sarcastiques, tendres, révoltées …

 

Direction Fiction, le rendez-vous des lecteurs 2018/4

Voici les livres présentés lors du dernier rendez-vous des lecteurs samedi dernier :

Côté français, deux bonnes trouvailles dans des styles très différents :
On adore l’œuvre de Julia Kerninon. La jeune prodige sort son 3ème roman : Ma dévotion. C’est la longue adresse d’une femme de 80 ans à celui avec qui elle a partagé 40 ans de sa vie et qu’elle croise par hasard longtemps après leur séparation.
Quant à Antonin Varenne, il publie aussi son 3ème roman. Après deux romans d’aventures et de grands espaces, La toile du monde resserre son intrigue dans le Paris 1900 de l’Expo Universelle.
Restons en Europe avec le poète John Burnside. Ce (ra)conteur hors pair sait parfaitement composer des atmosphères calmes et douces, propices aux souvenirs.  Le bruit du dégel est un grand roman sur l’écoute, l’attention, la bienveillance.
On est  fasciné par la beauté du texte de Moi, Marthe et les autres, de Antoine Wauters. Le jeune belge publie chez Verdier un roman condensé, très fort sur l’instinct de survie. Lire la chronique de ce livre.
On aime aussi le catalogue des éditions suisses Zoé qui proposent en ce moment  deux romans intéressants au ton très personnel :
33 tours de David Chariandy relate l’histoire tragique de deux frères et de leur mère immigrée de Trinidad dans une banlieue anglaise. Lire la chronique de ce livre.
Elisa Shua Dusapin évoque avec délicatesse le désarroi de Claire face à son identité fragmentée. Les billes de Pachinko est un subtil roman sur les incompréhensions et les difficultés à communiquer.
Direction Lampedusa où Davide Enia a fait plusieurs séjours ces trois dernières années. Il publie La loi de la mer un texte d’une grande force sur la tragédie qui s’y déroule, donnant la parole à tous ceux qui sont forcés par l’Histoire à agir : sauveteurs , médecins, migrants, pêcheurs …
Traversons l’Atlantique jusqu’en Guadeloupe au cœur du dernier roman de Gisèle Pineau, Le parfum des sirènes. Qui a tué la belle Séréna et pourquoi ?
Enfin le dernier roman de J M Coetzee (Prix Nobel de littérature en 2003) , L’Abattoir de verre, est en fait la réunion de plusieurs fragments écrits à des dates différentes. Mis bout à bout, ils composent le portrait d’un personnage cher à l’auteur et qui avait fait l’objet d’un de ses meilleurs romans : Elizabeth Costello.

 

Direction Fiction, le rendez-vous des lecteurs 2017#2

Voici une petite sélection de romans parmi les nouveautés, que j’ai présenté lors du dernier rendez-vous le 10 juin :

Il y a un robot dans le jardin ou les tribulations d’un petit tas de ferraille déglingué mais terriblement attachant.  Par Deborah Install.

Le thriller Bondrée de Andrée A. Michaud a été récompensé par le Prix des lecteurs 2017 de Quais du Polar, et c’est mérité !

Gabacho est le premier roman d’une jeune mexicaine de 19 ans, Aura Xilonen. Un texte de fureur au langage vif et cru,  entre poésie et hyperréalisme.

Costa Brava est une bonne entrée en matière dans l’oeuvre d’Eric Neuhoff. Ce roman touchera tous ceux qui ont dans le coeur un lieu de vacances dont l’évocation les ramènent direct en enfance.

Le récit intimiste de Marie le Gall approche l’insondable mystère de sa soeur. Voir la chronique de Mon étrange soeur.

Bertie, comédien shakespearien né le même jour que George Clooney (!) est contraint de retouner vivre chez sa vieille maman à 50 ans passés. Marina Lewycka manie l’effet burlesque à la perfection dans Rien n’est trop beau pour les gens ordinaires.

Le dernier roman de l’américain Adam Haslett évoque l’histoire d’une famille dont deux individus sont malades. Imagine que je sois parti est un grand roman sur l’amour filial.

On termine avec un petit bijou d’émotions : Un amour de 1000 ans est le troisième roman français du japonais Akira Mizubayashi. Une histoire émouvante et bouleversante d’un homme amoureux d’une femme et de musique.

Direction Fiction le rendez-vous des lecteurs 2016/4

Voici un aperçu des livres présentés lors du rendez-vous des lecteurs, samedi dernier à la médiathèque.

Des romans autour des thèmes du terrorisme, de la guerre, de la pauvreté aux Etats-Unis, du manque de moyen de la police. Bref, le monde va mal et la littérature traduit cela. Mais nous avons eu aussi notre lot d’amour avec un roman délicat et notre lot de frissons avec un thriller.

Dans A la fin le silence, Laurence Tardieu nous livre un récit introspectif au ton juste et sincère, qui revient sur l’année 2015. Cette année-là, elle a perdu la maison de ses grands-parents et a aussi perdu pied pendant un temps, juste après les attentats de janvier.

Si on compte bien, Deux ans, huit mois et vingt-huit nuits, ça fait 1001. Salman Rushdie a choisi un conte à la façon des 1001 nuits, pour nous raconter la lutte cosmique que se livrent les djinns à travers les siècles pour faire triompher le Bien de l’obscurantisme.

Le dernier roman de Fouad Laroui, Ce vain combat que tu livres au monde, fait froid dans le dos. Il montre comment un homme intellectuel parfaitement intégré peut prendre les chemins de la haine.

Coup de cœur de notre libraire, le premier roman de l’américain Smith Henderson dresse le portrait saisissant de l’Amérique pauvre des années 80 dans la Yaak Valley, Montana.

Un autre premier roman très remarqué puisqu’il a obtenu le prix du premier roman étranger de Chambéry, Comme si j’étais seul reviens sur la guerre en ex-Yougoslavie. L’auteur est l’italien Marco Magini

Les deux pigeons d’Alexandre Postel, ce sont Théodore et Dorothée, un jeune couple qui peine à trouver sa place dans une société très codée. L’auteur pose sur ses personnages, parfois comiques à leur corps défendant, un regard attachant.

C’est dans le huis-clos d’une voiture de police que se joue le destin d’un clandestin reconduit à la frontière par trois flics. Police de Hugo Boris, est un roman court et nerveux, hyper réaliste, qui met en lumière la profession de gardien de la paix.

Le dernier roman de Alain-Claude Sulzer, Post-scriptum, raconte la brève rencontre entre un acteur venu se reposer dans un hôtel luxueux des Alpes suisses, et le postier du village, Walter. Sur fond d’amours interdites, de menaces politiques (on est dans les années 30) et de différences sociales, cet texte magnifique retrace une histoire d’amour qui sera diversement vécue par l’un et par l’autre.

Un tueur très talentueux, dont les scènes de crime sont agencées à la façon de célèbres tableaux, est recherché par un inspecteur flanqué de trois mamies. Portrait de groupe avec parapluie de Violette Cabesos est un polar érudit et drôle.

Ecoutez ces écrivains parler de leurs livres

Direction Fiction, le rendez-vous des lecteurs #3

 

Retour sur le dernier rendez-vous des lecteurs, Direction Fiction à l’heure du café, qui s’est tenu samedi dernier. Voici les titres présentés :

La valse des arbres et du ciel de Jean-Michel Guenassia revient sur les derniers jours de Vincent Van Gogh à Auvers/Oise. De très belles pages sur le travail du peintre et surtout, une hypothèse inédite et crédible à propos de sa mort.

Fable animalière dans laquelle un lion cristallise les passions pendant la Révolution Française, Histoire du lion Personne est la peinture d’une époque folle et cruelle …pas très éloignée de la nôtre. Par Stéphane Audeguy.

Dans l’Amérique profonde de la Grande Dépression, une famille est décimée par un serial killer. Tous les vivants revient sur cette sinistre histoire vraie, qui a inspiré le film La Nuit du chassseur, et est magnifiée par l’écriture créative de Jayne Anne Phillips.

Les virus et les bactéries dominent les êtres vivants, hommes et animaux. Voilà la leçon de Paule Constant dans ce roman puissant sur la traque d’un virus, le long des rives de la rivière Ebola. Le titre : Des chauves souris, des singes et des hommes.

Toute l’œuvre de Philippe Forest parle de la disparition.  Crue est un bouleversant roman psychanalytique sur le temps et le cycle de la vie.

Le grand jeu est un roman philosophique qui nous demande si on peut vivre « hors du jeu », c’est-à-dire, hors de la vie. Une lecture exigeante qui nous questionne comme une œuvre d’art. Par la déroutante Céline Minard.

Second roman de la prodige Julia Kerninon, Le dernier amour d’Attila Kiss est la trajectoire d’une vie, déviée par la survenue d’un amour tardif. Un très beau roman d’amour, mais surtout un texte totalement original.

Roman d’apprentissage dans l’Espagne des années 80, Soyez Imprudents les enfants est le dernier titre de Véronique Ovaldé dans lequel on retrouve sa plume fantasque. Ses romans sont des voyages, des aventures à travers le temps et la géographie. Un vrai régal.

Premier roman de Gael Faye, en lice pour le Goncourt, Petit pays revient sur le génocide rwandais à travers l’évocation des souvenirs de l’auteur-narrateur qui a passé son enfance au Burundi, pays siamois du Rwanda.

Une femme devra remettre en cause tout ce en quoi elle croyait- éducation, religion, valeurs – pour sortir du chaos et sauver les siens. Avec la mort en tenue de bataille est un roman dur avec en toile de fond, la guerre civile espagnole. Par José Alvarez.

A vos agendas : retrouvons-nous le 10 décembre à 14h pour le prochain rendez-vous. Et en attendant, ne manquez pas la rencontre avec Sébastien Berlendis et Jacky Schwatzmann

+ d’infos

Direction Fiction, le rendez-vous des lecteurs 2016#2

Voici la liste des livres présentés lors du dernier rendez-vous des lecteurs, le samedi 11 juin à la médiathèque. Une fois de plus, que de belles histoires à lire, dont  flopée de très bons premiers romans !

A commencer par le best-seller surprise En attendant Bojangles de Olivier Bourdeault ou l’histoire d’une famille peu banale dont les excentricités ne passent pas inaperçues. Un roman charmant qui swingue entre bonheurs et drames.

Catherine Poulain est un petit bout de femme qui a consacré 10 ans de sa vie à être … pêcheur en Alaska ! Dans Le grand marin, elle nous fait ressentir la beauté et l’effroi qu’il y a à être à la merci des coups durs et des coups de chance,  en milieu Ô combien hostile et à des milliers de kilomètres de toute côte. Le tout, les mains dans les entrailles gluantes des poissons . Un grand roman d’apprentissage et d’aventures, et aussi un petit peu d’amour.

A travers une lettre qui circule  clandestinement de mains en mains jusqu’à son destinataire, Abbas Khider nous fait découvrir la réalité tragique du Moyen-Orient, « cette partie sombre de l’œuf qu’est la Terre ». Lire la chronique de Lettre à la république des aubergines.

Un évènement presque anodin va subitement plonger une femme 20 ans en arrière et faire resurgir de son inconscient un épisode traumatisant. L’irlandaise Michèle Forbes nous livre Phalène fantôme,  un roman, assez classique dans sa forme, mais d’une rare intensité sur le thème « mari-femme-amant ».

D’abord auto-édité, le roman de Kathryn Hughes a vite été repéré par l’édition traditionnelle et a connu un grand succès Outre-Manche. Il s’agit de deux destins de femmes accablées par le malheur, à plusieurs décennies de distance, et reliés par une lettre. Si vous aimez les histoires bouleversantes, avec des vagues d’émotion à chaque page, lisez Il était une lettre.

Le 4ème roman de David Trueba est éminemment politique, sous couvert d’une rencontre amoureuse improbable. Lire la chronique consacrée à Blitz.

 Annie Ernaux se remet dans la peau et l’esprit de la jeune fille qu’elle était pendant l’été 58 quand elle a eu sa première relation sexuelle et l’a pour un temps confondue avec le grand amour. Cet évènement, elle l’analyse en regardant ce que cela a signifié à l’époque et ce que cela a déterminé de sa vie ensuite. Mémoire de fille est sans doute son dernier livre, a-t-elle dit.

Le dernier roman de Pierre Lemaître traite du thème de la culpabilité. Dans un accès de rage, un enfant en tue un autre. Grossièrement camouflé sous des branchages, le corps ne sera pas retrouvé. En cause, la tempête de 99 qui dévaste la forêt. Dans Trois jours et une vie, un suspens terrible nous fait tourner les pages, jusqu’au dénouement final, beau et inattendu.

Prochaine date : samedi 8 octobre à 14h. Je vous présenterai le meilleur de la rentrée littéraire. En attendant, abonnez-vous au blog pour recevoir régulièrement les coups de coeur des bibliothécaires de Décines.