Tous les articles par Roselyne

La vie parfaite de Silvia Avallone

La vie parfaite 2Adèle monte dans le bus 22 qui relie la cité des « Lombriconi » au centre de Bologne.
Elle vit dans cette cité sale et délabrée, désertée par les hommes, où les jeunes, désoeuvrés, s’adonnent à la drogue et l’alcool et où les femmes tentent de survivre.
Elle vient d’avoir 18 ans et part accoucher seule. Adèle ne souhaite pas que sa fille mène la même existence qu’elle et devienne une perdante prisonnière de ce quartier. Elle envisage de la confier à l’adoption parce qu’elle désire une vie meilleure pour elle : « une vie parfaite ».
Dora, 30 ans, est mariée à Fabio. Elle vit du bon côté de Bologne en plein centre ville, quartier où tout est propre et luxueux, et où les gens sont élégants. Elle a tout réussi dans sa vie, sauf être maman. Après des années de FIV ratées, son désir de maternité se transforme en obsession et mine son mariage.
Malgré son existence aisée, Dora partage avec Adèle ce même sentiment de peur et de confusion.
Pour l’une, la douleur de devoir donner la vie à celle qu’elle ne verra pas grandir. Pour l’autre, la souffrance de se sentir diminuée sans enfant.
Silvia Avallone choisit de nous faire vivre alternativement aux côtés de ces deux femmes en plein questionnement sur leur maternité mais depuis des angles différents.
Ce roman est porteur d’un message sociologique et politique et brosse le portrait d’une Italie populaire à la dérive : « Une vie imparfaite ».

Un livre coup de poing. Inoubliable.

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Le juge et le cuisinier de Serge Revel

le juge et le cuisinier Amélie a abandonné ses 9 enfants , chacun devant une porte avec son prénom autour du cou. Napoléon est ainsi laissé devant l’entrée du soupirail de l’auberge des voyageurs, tenue par Amédée et Adèle Péchard.

Déclaré fils des Péchard, Napoléon passe ses journées dans la cuisine, aidant sa mère à mijoter les plats, goûtant tout et s’essayant aux précieuses recettes familiales. En grandissant, il devient un chef réputé, créant comme une œuvre d’art des mets tous plus exquis les uns que les autres. Le juge Abélard, fin gourmet habitué des lieux, le nomme même « Empereur des cuisiniers » ! Ce même juge qui enquête sur une série de crimes effroyables qui terrifient toute la ville : les victimes ont toutes la particularité d’être rousses et de porter une marque en forme de cœur sur l’oreille, tout comme Napoléon …

Un roman historique, gastronomique, poétique et sanglant  …  bien sûr, il y aura une surprise dans ce roman : la surprise du chef !

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Imagine que je sois parti d’Adam Haslett

John et MargarethImagine que je sois parti se sont connus à Londres, lui est anglais elle est américaine.

Le couple a eu 3 enfants : Michaël, Célia et Alec.

John se suicide, il a enchaîné des échecs professionnels et se retrouve endetté.

Bouleversé par ce drame, les membres de cette famille tentent chacun à leur façon de survivre à cette perte.

Mais Michaël a hérité de l’instabilité psychologique  de son père.

Ils ont été deux dans cette famille à être atteints de ce mal : la dépression ; elle a affecté non seulement John puis Michaël, mais également ses proches.

L’auteur raconte la vie intérieure des victimes et donne aussi la parole à tous les membres de cette famille. Il traite ses personnages avec respect et compassion, nous conduisant sur un chemin sombre au bout duquel une lumière d’espoir naît.

Grand roman familial, puissant, intense, époustouflant.

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F, l’histoire de la femme qui devait tuer Orson Welles, d’Antonio Xerxenesky

 

Ana, brésilienroselyne orson1ne de 25 ans qui vit à Los  Angeles est une tueuse professionnelle.

C’est une artiste dans son genre, elle tue de sang froid, sans état d’âme.  Chaque meurtre doit être un assassinat parfait, comme s’il s’agissait d’une  mort naturelle.

Sa dernière mission : l’exécution d’Orson Welles avec une date butoir : le 10 octobre1985.

En attendant, Ana décide de connaître l’œuvre du grand maître et se rend à Paris où une  rétrospective lui est consacrée.  La jeune femme se plonge dans sa filmographie et développe une obsession pour le réalisateur.

Le roman se lit comme le journal  intime de la narratrice, elle nous raconte son histoire avec des flashbacks qui mêlent  vraisemblance  et surréalisme.

Elle imagine que la disparition de Welles serait son « chef-d’œuvre » son Citizen Kane à elle.

Alors assassinera ou assassinera pas ?

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Landfall de Ellen Urbani

couv rivireAoût 2005, l’ouragan Katrina frappe La Nouvelle Orléans. Quelques jours plus tard, Rose et sa mère Gertrude décident d’apporter leur aide aux sinistrés. Elles prennent la route, le coffre chargé de nourriture et de vêtements. Mais elles ne parviendront jamais à destination : une dispute éclate entre les deux femmes; la voiture dérape et percute une jeune fille qui meurt sur le coup. Gertrude meurt également.
Dès lors, Rose est obsédée par la jeune fille et se met en tête d’en savoir plus. Mais elle ne portait sur elle aucun papier permettant de l’identifier. Juste un numéro de téléphone, une carte de visite et une page déchirée de l’annuaire. La page où figure le nom de Rose !
C’est à travers la ville sinistrée que Rose part sur les traces de l’inconnue, avec l’aide d’un shériff qui l’a prend sous son aile.
On apprendra plus tard qu’elle s’appelle Rosy, et les chapitres alternent entre sa voix et celle de Rose.
Ce roman raconte à la fois une catastrophe climatique et un drame humain. La Nouvelle Orléans, en proie au crime et à l’impuissance – quand ça n’est pas l’indifférence – des autorités, est un personnage important du livre. Une histoire bouleversante et inoubliable.

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La méthode 15.33 de Shannon Kirk

La méthode  15.33 de Shannon Kirk Lisa, une jeune fille de 16 ans enceinte de 7 mois, se fait kidnapper en allant au lycée. Jetée à l’arrière d’une camionnette crasseuse, vous la croyez terrifiée ? Bien au contraire, Lisa n’est pas une pauvre adolescente sans défense. Cette jeune fille est surdouée, une scientifique dans l’âme, mais une totale absence de sentiment.
Dès les premières minutes de son enlèvement, froide et calculatrice, elle se focalise sur deux choses : sauver l’enfant qu’elle porte et se venger. Elle va construire pas à pas sa méthode : la Méthode 15.33.
son analyse de la situation est hors du commun : elle attribue des numéros à des objets et est convaincue qu’une corde, des punaises et autres objets en apparence anodins vont l’aider à s’en sortir. Il ne lui reste plus qu’à attendre le moment idéal pour lancer son attaque.
Le roman est le journal de bord de ces 33 jours de séquestration, qui a eu lieu 17 ans auparavant.

Un livre qui plaira à ceux qui aiment les histoires sans temps mort où tout s’enchaîne rapidement.
Une victime intelligente, un récit hautement stressant, bref, un bon thriller !

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L’imposteur de Javier Cercas

L'imposteur de Javier Cercas Ce roman est l’incroyable histoire vraie d’Enric Marco, fausse victime du nazisme, et qui, pendant des décennies à porté la parole des survivants espagnols de l’holocauste.
Il est démasqué le 11 mai 2005 par l’historien Benito Bermejo, alors qu’il est sur le point de représenter l’Espagne à une commémoration dans le camp de Mathausen avec le président d’alors, Jose Luis Rodriguez Zapatero.

Comme tous les espagnols, Javier Cercas est bouleversé par la révélation de cette vie de mensonges. Il commence par enquêter sur le personnage, qu’il rencontre et questionne. Cette enquête donnera ce roman dont l’objectif est d’arracher Enric Marco à la fiction pour lui rendre sa vraie vie. Et d’offrir la vérité historique aux espagnols.

Ce roman aborde mille questions : qui sont les héros, quel intérêt à se forger une légende, le mensonge et ses pièges, les rapports entre réalité et fiction.

Extrait :

Comprendre, bien sûr, ne veut pas dire pardonner […] Shakespeare et Dostoïevski, me disais-je, éclairent  les labyrinthes de la morale jusque dans leurs derniers recoins,  ils démontrent que l’amour est capable de conduire à l’assassinat ou au suicide et ils réussissent à nous faire ressentir de la compassion pour les psychopathes et les scélérats; c’est leur devoir, me disais-je, parce que le devoir de l’art (ou de la pensée) consiste à nous montrer la complexité de l’existence, afin de nous rendre plus complexes, à analyser les ressorts du mal pour pouvoir s’en éloigner, et même du bien, pour pouvoir peut-être l’apprendre.

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