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Le bosquet d’ Esther Kinsky

A l’heure où l’Italie est inaccessible, le dernier roman de l’autrice allemande Esther Kinsky nous offre une promenade bucolique dans la péninsule. Son texte est composé de fragments impressionnistes qui sont autant de regards posés sur la nature italienne.

La narratrice est en deuil : elle vient de perdre son compagnon avec qui elle avait prévu de faire ce voyage au sud.

Ses promenades fournissenLe bosquet E Kinskyt l’occasion d’évocations et de souvenirs : le livre est un hommage aux disparus. L’Italie est un pays familier pour elle car visité depuis l’enfance, en famille. Trois parties correspondent aux trois lieux visités (ou re-visités) : Olevano, Chiavenna et Comachio. Ses pas la conduisent dans des cimetières plus ou moins remarquables ou sur des sites fréquentés des années auparavant avec son père, passionné d’archéologie. Là, flanquée de son appareil  photo, elle conserve les traces de ce qui a été, et… elle écrit. Elle note : « J’étais de nouveau en un lieu sur lequel je pouvais poser des mots ».

Ce « roman de terrain » (le genre est noté sur la page de titre) est dense et s’apprivoise au fil de la lecture.

La description minutieuse des lieux donne à l’écriture une dimension contemplative et sensuelle. Pour faire court : la vie est en permanence en face ou contre la mort.

Pourtant, le voyage en Italie ne sera pas une consolation pour la protagoniste, mais il en reste pour nous lecteur, un grand moment de littérature (et d’art aussi).

Il faut adresser un grand coup de chapeau au traducteur Olivier Le Lay qui a su trouvé les mots justes dans notre langue pour rendre sensible la plume singulière d’Esther Kinsky.

Empruntez Le bosquet

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