Et boire ma vie jusqu’à l’oubli de Cathy Galliègue

51a+RpbKAqL._SX327_BO1,204,203,200_« La dame est sortie en catastrophe, un docteur est arrivé avec une infirmière collée à ses semelles. Il m’a demandé de me calmer un peu, et là, vous voyez, là, j’aurais voulu faire un arrêt sur image, arrêter le temps, que plus rien ne bouge, qu’ils restent tous les deux, là, figés, qu’ils se taisent, surtout qu’ils se taisent ! J’ai placé mes mains sur mes oreilles, j’ai fermé les yeux et secouez la tête. Taisez-vous ! »

Simon est mort. Simon est le mari de Betty, médecin, ils partaient chacun à leur  travail ce matin là, il avait neigé durant la nuit, ils se dirigeaient vers la gare ou Betty prend son train. Mais en face de lui, Simon évite une voiture et s’enfonce sur le bas côté.

Betty refuse cette vie. Le jour elle s’occupe de Raphaël, leur enfant, elle se dévoue à lui, une maman attentionnée. La nuit elle boit. Pour oublier, pour s’anesthésier, fermer les yeux, ses larmes vont la noyer. Betty refuse cette vie. Là, dans ce retranchement, dans cette existence arrêtée, elle raconte sa mère, majestueuse, qui l’a abandonnée enfant, son père, qui ne lui a jamais expliqué cette disparition. D’autres ruptures encore…

On est touché, tout au long de ce roman, par la détresse de Betty qui ne peut faire face, sauf à protéger son enfant. Cathy Galliègue nous place au centre du désarroi de Betty, au bord de sa folie, qui nous bouleversent nous aussi. Mais peut être va-t-elle s’en sortir… ?

Empruntez  Et boire ma vie jusqu’à l’oubli

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