Dans le faisceau des vivants de Valérie Zenatti

zenattiImpossible de parler de ce livre sans d’abord aborder son sujet : Aharon Appelfeld. Fils unique d’une famille bourgeoise juive assimilée de Roumanie, il a 8 ans quand sa mère est assassinée par les purges du régime. Déporté dans un camp de concentration avec son père, il parvient à s’échapper quelques années plus tard.

Pendant presque une année, il se cache dans une forêt. Il passe l’hiver chez des paysans puis est récupéré par l’Armée Rouge. Il va alors parcourir l’Europe avant qu’une association le prenne en charge et l’envoie en Israël. Il a alors 13 ans. Il doit apprendre une nouvelle langue, prendre un nouveau prénom, tout recommencer.
Cette suite d’arrachements et de pertes, c’est tout le sujet de son oeuvre. Une oeuvre traduite par Valérie Zenatti.

Le récit de Valérie Zénatti commence alors qu’elle va rendre visite à l’écrivain, hospitalisé. Entre le moment où elle achète son billet d’avion et celui du départ, elle apprend son décès. Le voyage prend alors une autre tournure et devient un pèlerinage, une errance, un cheminement intérieur vers un deuil impossible. Avec une écriture perceptive, Valérie Zenatti rend hommage à son ami avec ce très beau texte. Ou plutôt, elle rend hommage aux liens extraordinaires qui les nouent depuis leur rencontre.

Il lui avait dit « écris, continue d’effleurer les tendons et les nerfs les plus sensibles en toi. Et ne laisse personne t’empêcher d’aller là où tu sens que tu dois aller ».

Empruntez Dans le faisceau des vivants

 

 

 

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