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Direction Fiction, 2014/2

Samedi tassedernier a eu lieu le second rendez-vous « Direction fiction à l’heure du café » de l’année. On rappelle que c’est l’occasion de partager les derniers coups de coeur des bibliothécaires, et de les emprunter … avant tout le monde !

 

Des premiers romans très réussis

Les abmakhloufsents de la libanaise Georgia Makhlouf : les absents en question sont ceux que l’auteur doit se résoudre a effacer de ses carnets d’adresses, car devenus trop éloignés ou ayant carrément disparus de sa vie. Un livre très touchant, admirablement écrit, qui dessine en creux l’histoire de l’auteure elle-même, entre Beyrouth et Paris.

 Mauvaie viwalshe de Helen Walsh, déjà chroniqué sur le blog, raconte l’errance de Millie, personnage à la fois dépravé et lumineux, dans un Liverpool by night plus trash que nature.

 

Le suspens deEn Mer de Toine Heijmans En mer de Toine Heijmans est particulièrement irrésistible : impossible de lâcher ce huis-clos maritime avant de connaître toute l’histoire.

 

Julia Kerninon a fait sensation kerninondans le petit monde des critiques littéraires français avec un roman très maîtrisé, Buvard. L’histoire : une prodige de la littérature vit retranchée du cirque médiatique; elle se raconte à un étudiant venu l’interviewer. Un livre sur le lien profond entre les auteurs et leurs lecteurs.

Des (bonnes) surprises et un coup de coeur

La petitlafone communiste qui ne souriait jamais de Lola Lafon, à la fois biographie romancée de Nadia Comaneci (souvenez-vous, JO de Montréal, 1976, des millions de téléspectateurs sidérés par la prestation de la gymnaste) et roman d’une époque. Un livre touchant sur une petite fille qui a donné son corps au sport et à qui il est interdit de grandir.

Bernard Chambaz a perdu son fils il y a 19 ans. Dernières nouvelles du martin-pêcheur, est le récit de sa traversée des Etats-Unis à vélo, en souvenir du voyage que père et fils avaient fait peu avant la mort de Martin. Un père inconsolable, mais un livre pourtant joyeux.

Le dernier roman de Javier Cercas, Les lois de la frontière parle de la vague cercasde délinquance juvénile qui s’est abattue sur l’Espagne, aux premiers temps de sa démocratie, à travers l’histoire d’une bande de voyous. Ignacio appartient à ce gang, un peu par hasard, un peu par amour pour la belle Tere…

 

La grande saga de Mary Relindes Ellielliss, Bohemian Flats retrace l’histoire d’émigrés allemands aux Etats-Unis, à la veille de la première guerre mondiale.

 

Dans Quadavrichewytre murs de Kathevane Davrichewy, 4 frères et soeurs se livrent chacun et tour à tour, à une introspection familiale. Autrefois fusionnels, un évènement douloureux a dénoué leur lien. C’est à la mort du père que tout se rejoue.

Le stupéficarpentierant roman de Christophe Carpentier, Chaosmos, est noir, très noir. Une vision tragique de l’humanité, un livre définitif qui résume un peu tous les romans de la veine survivaliste dont l’édition nous inonde depuis quelques temps. Ici, point de catastrophe climatique ou nucléaire, c’est la violence inhérente en tout homme qui détruit l’humanité à court terme.

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