P1050032

Direction Fiction à l’heure du café #3

P1050032

Samedi dernier, les fidèles du rendez-vous Direction Fiction à l’heure du café ont pu avoir un (trop) court aperçu de la rentrée littéraire. Trop court car nous n’avons pas eu le temps d’évoquer :

  • le dernier roman de Marie Darrieussecq Il faut beaucoup aimer les hommes, une femme passionnément amoureuse d’un cinéaste. Et qui dit passion, dit amour déçu…
  • 5 jours de Douglas Kennedy, également une passion où un homme et une femme mal mariés chacun de leur côté devront faire un choix difficile : retourner à leur vie insatisfaisante ou oser être heureux …
  • Voir du pays de Delphine Coulin, en lice pour le prix Médicis. Deux jeunes femmes militaires tentent un retour à la vie après six mois en enfer.
  • un premier roman très réussi, La constellation du chien de l’américain Peter Heller dans lequel deux rescapés de la fin du monde survivent, l’un avec son arme, l’autre avec ses souvenirs.
  • L’ambition de Iegor Gran, un roman désopilant dont l’auteur à eu l’idée en regardant ses enfants jouer au légo et playmobil. Vous en saurez plus regardant et écoutant Iegor Gran présenter son livre.

Nous avons évoqué les romans attendus, ceux dont les médias parlent, et qui figurent sur les listes des prix : les derniers romans de Nancy Huston, Jean-Philippe Toussaint, Véronique Ovaldé, Sorj Chalandon, Laura Kasischke, Chantal Thomas, Brigitte Giraud.
Et l’incontournable Colum McCann Transatlantic qui promet à ses lecteurs un roman magistral et bouleversant.

Nous avons aussi parlé du ratage de cette rentrée : Billie de Anna Gavalda, … mes ses nombreux fans se feront une idée par eux-mêmes.

Heureusement, les bonnes surprises sont toujours là : d’abord deux textes fort amusants : Journal d’un écrivain en pyjama de Dany Laferrière dans lequel il consigne avec humour 30 années de trucs et astuces d’écriture. Une famille heureuse d’Elizabeth Crane, un roman drolatique sur la famille et déjà chroniqué ici.

Ensuite un court polar très noir Tu n’as jamais été vraiment là de Jonathan Ames mêlant corruption, prostitution et manipulation. Si vous aimez être manipulé, il faut plonger dans Décompression de l’allemande Julie Zeh, reine du thriller psychologique dans la veine de Patricia Highsmith.

Trois romans forts : Les eaux tumultueuses de Aharon Appelfeld, le grand écrivain israëlien de la mémoire, qui réussit à parler toujours du même thème (la seconde guerre mondiale, et parfois sa propre enfance dans la guerre) sans jamais faire le même livre. Les faibles et les forts de Judith Perrignon qui s’appuie sur un fait divers réel pour écrire un roman sur la ségrégation raciale aux Etats-Unis. Et La saison de l’ombre de la franco-camerounaise Léonora Miano qui montre l’arrachement des populations à leur milieu et à leurs proches au tout début de ce qu’on a apellé par la suite la traite.

Enfin, trois grands coups de coeur : l’un pour La lettre à Helga de l’islandais Bergsveinn Birgisson, une longue lettre du vieux Bjarni pour celle qui a occupé les pensées de toute sa rude existence.

L’autre pour le petit roman de Karin Serres Monde sans oiseaux déjà chroniqué sur ce blog.

Et le troisième pour le dernier roman traduit du grand écrivain coréen : Hwang Sok-Yong. Princesse Bari retrace le parcours clandestin d’une jeune femme courageuse et attachante d’Asie en Europe.

«Princesse Bari est un livre sur la migration et l’harmonie, dit Hwang Sok-yong. Si quelqu’un me demandait à quoi ce monde ressemble, je dirais qu’il est comme un groupe d’oiseaux s’élevant en tournoyant dans les airs, et j’espère que mon écriture va leur permettre de se poser à nouveau.»

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>