Les jours vivants de Ananda Devi

Les jours vivants de Ananda DeviMary est une vieille femme solitaire. Ou plutôt esseulée. Mise à l’écart des vivants le jour où l’arthrite fige ses mains, l’empêchant de fabriquer les figurines d’argile qu’elle vend aux passants sur Portobello Road. Désormais sans ressource, elle s’abîme lentement, mais très sûrement, dans une déchéance du corps et de l’esprit.
Cub est un loup solitaire. Il traine de-ci, de-là, toujours à l’affût. Il lorgne sur la maison de Mary, précisemment sur une fenêtre cassée par laquelle il lui serait facile de se faufiler.
Cub et Mary vont se rencontrer. Leur relation improbable va rendre sa vie à Mary. A 79 ans, elle va se sentir vivante pour la première fois, elle qui n’a rien vécu d’autre que l’attente vaine du seul homme qu’elle ait connu alors qu’elle était adolescente. Elle ne connait pas son nom, alors elle l’a baptisé Horward. Dans son inconscient, Horward est revenu de la guerre, et son corps pourrit dans le grenier. Son oeil écarquillé la regarde dans sa chambre par un trou dans le plafond, elle et Cub…

Ananda Devi quitte l’île Maurice pour Londres où elle a aussi vécu. Néanmoins, comme de coutume, on retrouve son personnage féminin central et son style poétique jusque dans les scènes les plus dures.

Si vous avez envie de lire quelque chose de neuf, lisez les romans d’Ananda Devi. Ses histoires hors norme et ses personnages forts font de ses romans des moments de lecture qu’on n’oublie pas.

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