La bibliothèque du capitaine Nemo de Per Olov Enquist

Celle ou celui qui débutera la lecture de ce livre devra accepter d’être ébranlé : « La bibliothèque du Capitaine Nemo » requiert en effet un lâcher-prise. Tant pour ce qui est raconté que pour comment c’est raconté ! On découvre peu à peu de quoi il retourne et on comprend la difficulté du narrateur.enquist

Le narrateur est né le même jour que Johannes, son ami le plus proche. Chaque jeune mère a quitté la maternité avec l’enfant de l’autre : méprise incroyable de la sage-femme et … des mamans. Quelques années après, un nouvel échange est sensé rétablir l’ordre. C’est une forme de chaos qui s’installe. Le narrateur nous dit tout de ce bouleversement  : « L’histoire parle de Johannes et d’Eeva-Lisa et de moi,  d’Alfild et de maman dans la maison verte. » Il donne à voir une furieuse nostalgie de sa première maison ( = la maison verte) et de celle qu’il continue à appeler maman puis dans la foulée de nommer par son prénom Joséphine. C’est le roman de l’abandon et de la consolation par l’imaginaire : les livres d’aventure et leurs personnages ont leur rôle à jouer.

On sort de ce livre avec des questions sans réponse mais qu’importe, on a été trimballé dans cette incroyable histoire avec un grand bonheur.

L’artisan de phénomène c’est  l’écrivain suédois Per Olov Enquist, dont tous les romans sont des pépites à découvrir. Une fois terminé celui-ci : enchaînez-donc  avec : « L’extradition des Baltes » et « Le Second »

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