Le sari vert d’Ananda Devi

Ce huis-clos familial nous emmène sur l’île Maurice. Le vieux docteur Bissam est sur le point de mourir, veillé par sa fille et sa petite-fille. Mais elles sont déterminées à ne pas le laisser s’éteindre en paix : elles veulent connaître en détail les circonstances de la mort de leur mère et grand-mère.

Les souvenirs surgissent, tous plus horribles les uns que les autres, dessinant le portrait d’un tortionnaire misogyne, avide de supériorité sur les femmes. Médecin respecté, mari et père manipulateur et pervers, tour à tour harceleur et caressant, il fascine tout le monde, à commencer par le lecteur. Immergés dans une conscience qui cherche non seulement à faire le mal, mais qui le justifie avec une panoplie d’arguments qui ont l’apparence de la validité, nous sommes dans l’inconfort permanent en lisant ce texte.

Ce roman de la maltraitance est une charge puissante contre la violence faite aux femmes.

Originaire de l’île Maurice, Ananda Devi vit près de Genève. Elle a reçu le Prix Louis-Guilloux pour Le sari vert.

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