Le froid de la saint Jean de Stig Dagerman

Il faut revenir à l’oeuvre de Stig Dageman. Notamment à ses nouvelles.

Le Froid de la saint Jean nous en offre 18. Toutes sont vaguement autobiographiques. Dagerman y mêle souvenirs d’enfance et réflexions d’adulte. Le Stockholm qu’il décrit est éloigné de celui d’aujourd’hui : il y séjourne à partir de 1932, il a 9 ans. On y rencontre des métiers oubliés, des voitures à cheval. Pourtant tous ces textes nous sont proches.

Notre plage nocturne recueil publié en français la même année par l’éditeur Maurice Nadeau(1997) aborde en 10 nouvelles des thèmes plus psychologiques. Il s’agit de variations sur le thème de la solitude.

Le regard sur le monde est imptoyable et désarmant : la finitude des choses et des êtres est ce qui inspire Dagerman.
Il est écorché vif et aussi idéaliste.
C’est sans aucun doute ce qui donne à tout ce qu’il a écrit une grande humanité.

Je le répète encore : il faut lire cet écrivain suédois de toute urgence : son énergie est salutaire aujourd’hui.

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