Le bout de ses peines

J’ai toujours aimé l’expression « arriver au bout de ses peines ». Ces quelques mots simples donnent l’impression d’un achèvement définitif. Il faut se méfier des impressions ! C’est un peu ce que l’on se dit une fois un roman d’Olivier Adam terminé : on est arrivé au bout de ses peines. Puis comme on est incorrigible, on s’interroge : lui-même, est-il arrivé au bout ? Le malaise de ses personnages qu’il trimballe de livre en livre permet-il d’arriver au bout de ses peines ? Ces peines-là, ce sont les siennes ou celles qu’il invente pour les Sarah, Clara, ou autre Antoine? Il y a en effet un fil douloureux dans son oeuvre, une oeuvre qu’il faut parcourir et apprécier, depuis Je vais bien ne t’en fais pas jusqu’au Coeur régulier en passant par Falaises (sans se fier non plus aux titres…) . Il énerve avec ses peines, il agace ! Vous savez, comme une plaie qui commence à cicatriser, ça démange, on gratte et… ça saigne, à nouveau. Pourtant, quand on commence un roman d’Olivier Adam, on va jusqu’au bout de toutes les peines qu’il décrit. Et probablement qu’on lira le prochain, dès qu’il paraîtra pour aller au bout, encore une fois. Alors, à bientôt Olivier ! On en parle entre lecteurs, le 31 mars à 19h et puis bien sûr en mai.

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