Archives du mot-clé Rosenfeld

Le legs d’Adam d’Astrid Rosenfeld

Astrid Rosenfeld

Ce premier roman est divisé en deux parties symétriques. Ce sont en effet deux vies que nous déroule Astrid Rosenfeld.
Celle d’abord d’Edward Cohen en plein Berlin celui des années 80 aux années 2000.
Ce fils unique partage l’appartement familial avec sa mère, sa grand-mère et son grand père.
Sa vie est bouleversée lorsqu’il rencontre un américain Jack Moss, véritable sosie d’Elvis Presley et père de substitution.
Rapidement il conquiert le coeur de sa mère et ensemble ils ménent une vie de bohême à travers le pays : l’occasion pour Edward d’éprouver un intense sentiment de liberté.
Lorsque jack meurt l’existence d’Edward reprend son cours monotone et vide de sens.
Devenu jeune adulte, mal dans sa peau, il découvre le carnet autobiographique laissé par Adam son grand-oncle : C’est pour lui une véritable révélation.
S’ouvre alors la seconde partie du roman. On est encore à Berlin mais celui des années 30.
Adam est entouré de sa mère, de son père un ancien combattant de la première guerre mondiale, de son frère, futur grand père d’Edward.
Tout ce petit monde est soumis à l’autorité de la grand-mère Edda Klingmann, personnage excentrique et assez fantasque, véritable mentor d’Adam.
Alors que les nazis s’apprêtent à prendre des mesures particulièrement descriminantes l’encontre de la population juive, le jeune Adam tombe amoureux d’Anna jeune polonaise qui rapidement disparaît.
Elle devient alors l’obsession du jeune homme prêt à tous les sacrifices pour la retrouver.
Ses recherches vont le mener jusqu’en Pologne au coeur du ghetto de Varsovie.
J’ai lu ce roman comme une véritable tragi-comédie.
A travers les yeux faussement candide d’Adam nous sont dépeint les tares d’une série de personnages assez médiocres mais extrêmement dangereux sous ce régime Nazi.
On tremble pour Adam à l’idée que l’on puisse découvrir sa véritable identité. Notamment lorsqu’il va jusqu’à fréquenter dans l’intimité une famille de notable nazi.
En même temps la romancière évite l’écueil du manichéisme et réussit à nous rendre attachant un dignitaire nazi amoureux de sa grand-mère.
Cette histoire est surtout une formidable histoire d’amour qui parvient à transcender l’atmosphère de plus en plus irrespirable de cette époque si troublée.

 

Le legs d'Adam

 

 

 

 

 

-> Vérifier la disponibilité de ce document à la médiathèque <-