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Yellow birds de Kevin powers

yellow birdsIrak. 2004. Désert d’Al Tafar entre Tigre et Euphrate. Bartle, jeune soldat américain de 21 ans se retrouve pour la première fois au front, flanqué de Murphy 18 ans, qu’il a pris sous son aile. Tous deux sont sous le commandement du sergent Sterling, homme dur mais juste, aguerri au combat et familier du pays. Dans cet enfer de sang de poussière et de sable, les deux soldats vont tisser un lien d’amitié proche de la fraternité et se battre quotidiennement pour leur survie. Bartle a toujours un œil sur son cadet, d’autant plus que durant les journées d’instruction, il a promis à sa mère de le lui « ramener vivant ».

Malheureusement, Bartle rentrera seul en Amérique… Avec lui, il rapporte son lot d’images qui le hantent, l’absurdité d’un conflit où l’horreur et l’indicible côtoient la beauté d’un paysage désertique lumineux sans autres souillures que celles infligées par les hommes.

Ce premier livre du romancier américain Kevin Powers est plus qu’un simple récit de guerre. Il dit l’effroi, la peur au ventre, la culpabilité, mais surtout le retour difficile à la vie civile. Dans un style flamboyant et implacable, il éclaire sur les ravages que génèrent les conflits armés tant sur les populations que sur les individus. Un livre brutal et politique. En tout cas, un livre qui ne peut laisser indifférent.

Le début : « La guerre essaya de nous tuer durant le printemps. L’herbe verdissait les plaines de Niwana, le temps s’adoucissait, et nous patrouillions à travers les collines qui s’étendaient autour des villes. Nous parcourions les herbes hautes avec une confiance fabriquée de toutes pièces, nous frayant, tels des pionniers, un chemin dans la végétation balayée par le vent. Pendant notre sommeil, la guerre frottait ses milliers de côtes par terre en prière. Lorsque nous poursuivions notre route malgré l’épuisement, elle gardait ses yeux blancs ouverts dans l’obscurité. »  

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