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L’Analphabète qui savait compter de Jonas Jonasson

analphabete-savait-compter-1442435-616x0[1]Nombeko Mayeki n’est pas timide et ça tombe bien, puisqu’à Soweto en plein apartheid, il faut avoir du caractère pour avancer dans la vie. Et celui de Nombéko est doublé d’une ironie qui aime à se répandre sans façons ici ou là, ce qui ne va pas sans froisser quelques susceptibilités. Nobemko a encore un talent très particulier : les mathématiques n’ont aucun secret pour elle, et elle pourrait discuter des derniers développements de la physique quantique avec Niels Bohr ou Erwin Schrödinger.

Mais la vie de Nombeko prend un tour très particulier lorsqu’elle est heurtée par la voiture de l’ingénieur responsable du nucléaire militaire en Afrique du sud, lui-même au volant sensiblement éméché. Elle est donc normalement condamnée à 7 ans d’emprisonnement, puisque une femme de couleur ne froisse pas impunément les carrosseries des véhicules des bonnes gens, même à y perdre la vie. Mais sa peine est commuée, et elle sera donc durant ces 7 ans, au moins, la bonne à tout faire de l’ingénieur.

Les aventures alors se succèdent… Et Nobemko aura notamment maille à partir avec une bombe nucléaire qui va lui rester sur les bras, une bombe dont elle a contribué à la mise au point. Mais son amoureux Holger 2, ainsi que son ami Hun Juntao, le président chinois, pourront sans doute la tirer de ce mauvais pas…

Jonas Jonasson reste égal à lui-même dans ce roman, et Nobemko déclenche tout aussi innocemment que Allan, « le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire », des situations innouies se succédant perpétuellement. Un plaisir de lecture, sous le signe de la légèreté.

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Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire de Jonas Jonasson : un road movie à la suédoise

C’est un grand jour pour Allan Karlsson : il doit fêter ses 100 ans.

Notre Papy ne l’entend pas de cette oreille : en plein préparatif il prend la poudre d’escampette. Charentaises aux pieds, il n’a qu’un seul but : fuir le plus loin possible et profiter de la vie. Son errance dans la ville le mène à la gare routière : il décide de prendre le premier bus.

Un jeune homme assez patibulaire lui confie sa grosse valise le temps d’aller aux toilettes.

Il tarde à revenir. Allan ne veut pas rater son bus : il embarque la valise. Le bagage recèle un précieux chargement. Notre homme va se retrouver poursuivi par un gang de malfrats et par la police.
Une improbable cavale débute à travers la Suède ainsi qu’une incroyable Odyssée au coeur du XXe siècle.
Allan a eu une vie particulièrement bien remplie bien malgré lui. Ses talents d’artificier ont fasciné les plus puissants de ce monde : Franco, Churchill, Harry Truman, Staline, Mao Tsé-toung, Lyndon B. Johnson, De Gaulle …

Ce procédé original permet à l’auteur de revisiter l’histoire du XXème siècle sous un mode assez inédit.

Dans sa fuite Allan rencontre une série de personnages tous plus ou moins déjantés. Un escroc assez touchant, un vendeur de hot-dogs surdiplômé, une rousse au lexique impressionnant de gros mots,inséparable de son chien et flanquée d’une éléphante : une véritable bande de pieds nickelés. Tous l’accompagnent dans son errance. 50 000 Couronnes dans une valise ça crée des liens !

Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire est inclassable. Forrest Gump a trouvé son père.

Ce premier roman avec ses dialogues savoureux jusqu’à l’absurde, son comique de situation est un beau coup d’essai. On pense à Paasilinna comme un lointain cousin.

La quatrième de couverture nous promet une adaptation cinématographique : on a hâte de la découvrir.