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L’exception de Audur Ava Olafsdottir

L'exception de Audur Ava Olafsdottir On avait adoré les tribulations du jeune candide Arnjoltur dans le beau Rosa candida. On avait accompagné le merveilleux voyage de Tumi et Audur dans L’embellie. On attendait donc avec impatience la traduction du troisième roman de notre islandaise préférée. Le roman s’ouvre sur la séparation d’un couple modèle. Une séparation voulue unilatéralement par Floki, qui choisit l’heure de bascule dans la nouvelle année pour faire son coming-out à une Maria médusée et incrédule. Ainsi il quitte sur le champ celle qui « sera toujours la femme de sa vie » pour son collègue de travail, avec qui il entretient une relation depuis plusieurs années. Ainsi qu’avec d’autres hommes, apprendra la pauvre Maria. L’envie irrépressible de faire du mal à Floki la saisit. La voilà qui embarque ses deux jeunes enfants pour un voyage périlleux en voiture, espérant qu’un accident malheureux leur arrive et fasse culpabiliser son ex-mari. Mais l’accident ne se produira pas, non plus que d’éventuels regrets du mari. « Les enfants doivent manger, même si la famille se décompose ». Ca tombe bien, Maria n’a pas touché aux victuailles qui remplissent le frigo. Et c’est pour ses deux petits que l’éconduite va tenir le coup, malgré la blessure profonde que Floki lui inflige par son départ puis par son silence. Perla sa voisine de l’entresol n’est guère plus haute que les enfants. A la fois nègre pour un auteur de polar et conseillère conjugale, elle surgit à tout moment chez Maria, en quête d’un ustensile de cuisine ou alléchée par l’odeur d’un plat tout juste sorti du four. Mais surtout pour lui dispenser ses considérations sur la vie conjugale et sur l’écriture. Elle s’attelle justement à la rédaction d’un traité sur le mariage, en même temps qu’elle écrit un roman policier, et tout cela fait étrangement écho à la mésaventures conjugale de Maria. « On se sent bien seul quand on partage sa vie avec des gens qu’on a, pour la plus part, soi-même inventés. » dit-elle en parlant de son statut d’écrivain solitaire à une Maria qui a sublimé son mari pendant les 11 ans de mariage. Perla aide aussi Maria à apaiser sa douleur et à dépasser ce moment désagréable de sa vie : « les gens refusent de regarder en face ce monde truffé d’éclats de verre et d’admettre qu’une souffrance profonde aiguise la perception et donne de la valeur à l’existence. » L’arrivée inopinée du père biologique de Maria et son décès tout aussi soudain lui laisseront un beau cadeau en guise d’opportunité d’une vie nouvelle. On retrouve la douce étrangeté des personnage et cette façon un peu décalée de considérer leur histoire, comme vue d’une légère hauteur. Il y a beaucoup de délicatesse dans ce drame qui n’est jamais traité de façon dramatique grâce à l’humour que l’auteur distille à chaque instant. Quiconque a connu les affres de l’amour devrait trouver un certain amusement à la lecture de ce grand roman sur la reconstruction de soi. -> Vérifier la disponibilité de ce document à la médiathèque <-

Rosa Candida de Audur Ava Olafsdottir

Un titre en latin pour un roman islandais : voici de quoi bousculer toutes nos images mentales qu’elles soient d’Epinal ou d’ailleurs… Arnjoltur, quitte son île avec quelques boutures d’une rose rare à huit pétales cultivée sous serre par sa mère. Il doit remettre en état le jardin – et particulièrement la roseraie – d’un monastère. On ne saura jamais où se trouve ce lieu.Qu’importe ! Ce livre est magique, il parle de fleur, d’amour, bref dAudur Ava Olafsdottire la vie.

Il s’agit de « Rosa Candida » de l’islandaise Audur Ava Olafsdottir, qui a obtenu le prix Page des libraires en 2010. L’auteure est invitée aux AIR pour la table ronde « Partir » du 24 mai. On salue au passage le magnifique travail de son éditeur : Zulma.
L’actualité d’Audur Ava Olafsdottir c’est par là :http://www.zulma.fr/auteur-audur-ava-olafsdottir-329.html

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