Archives du mot-clé AIR 2014

Je n’ai pas dansé depuis longtemps de Hugo Boris

 

 

Hugo Boris

Cela faisait des années qu’Ivan s’entraînait dur pour être celui qui partirait dans l’espace et il a été choisi pour battre le record de longévité dans la station Mir : 400 jours. Le voilà au matin de son grand départ qui s’active à tout revisser dans sa maison, des meubles à la machine à laver, pour que sa femme n’ait pas de problèmes techniques durant sa longue absence. Ivan est un terrien pragmatique !

Nous sommes au début des années 90 dans l’Union Soviétique et nous suivons le cosmonaute dans son épopée autour de la Terre. Ivan écoute les vibrations de la machine, se laisse aller à des peurs enfantines, rêve de sa femme … la solitude le gagne, puis la pesanteur fait son oeuvre sur son corps : il perd le sommeil, le goût, l’odorat, ses muscles fondent. L’esprit se délite aussi, la tentation du néant l’étreint un instant.

Mais le confinement va aussi rendre Ivan plus réceptif à la poésie qui naît de son incroyable aventure. La beauté de la Terre le frappe et le sentiment d’appartenir viscéralement au peuple des terriens le rend sentimental.
Et pendant ce temps-la, l’Union Soviétique s’effondre.

Grâce à une foule de détails, nous sommes avec Ivan : nous souffrons et nous avons peur avec lui, nous ressentons aussi son immense joie lorsqu’il étreint l’homme qui vient le ravitailler.
Dans un décor habituellement dévolu à la littérature de science-fiction, ce roman est un rêve totalement dépaysant et Ivan, un personnage qui reste longtemps en mémoire.

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Retrouvez Hugo Boris mardi prochain à la Médiathèque François Mitterrand de Meyzieu (entrée libre sur inscription au 04 37 44 30 70).

Il sera également la veille aux Subsistances à Lyon, à l’occasion des Assises Internationales du Roman, conçues et organisées par Le Monde et la Villa Gillet, en collaboration avec les Subsistances et France Inter.

 

Tout ce que j’aimais de Siri Hustvedt

Tout ce que j’aimais est une histoire  Siri Hvertigineuse, ambiguë et perturbante.
Siri Hustvedt nous invite dans ce roman à faire un voyage à travers l’étrangeté de l’existence et les contrées inquiétantes de l’âme humaine.
A New York, dans les années 1970, deux couples d’artistes partagent les mêmes rêves de liberté de l’époque et se retrouvent, vingt ans plus tard, rattrapés par les turbulences de la vie, au bout de leur beau rêve.
Ils vivent sur les mêmes rythmes dans les milieux artistiques, fondent leur famille, s’installent dans des appartements voisins et croient pouvoir vivre une amitié éternelle. Rien ne les a préparés aux coups dont le destin va les frapper, ils vont vivre et traverser des tragédies qui vont radicalement changer le cours de leur vie : des histoires parallèles remplies de failles, d’angoisses, de douleur, de séparations et de déchirures (perte d’un enfant à la toxicomanie d’un autre).
Ce n’est pas un hasard si Siri Hustvedt dédie son livre à Paul Auster. On y retrouve les mêmes thèmes, les mêmes intentions ainsi que et le triomphe de l’humanité qui illumine la fin de ce roman bouleversant.

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Retrouvez Siri Hustvedt à Lyon le 19 mai 2014,  à l’occasion des Assises Internationales du Roman, conçues et organisées par Le Monde et la Villa Gillet, en collaboration avec les Subsistances et France Inter.

Elle rencontrera ses lecteurs à la bibliothèque municipale de Brindas et à la librairie Passages à Lyon, le 20 mai.

Le manuscrit du docteur Apelle de David Treuer

Le manuscrit du docteur Apelle de David TreuerC’est pour mieux nous envoûter que David Treuer entame son roman en racontant l’histoire de deux bébés indiens, rescapés de la famine et du froid qui décimèrent leurs tribu indienne respective au début du 19ème siècle. Sauvés par des animaux, une louve pour la petite Eta et une femelle orignal pour Bimaadiz, les enfants sont recueillis chacun par une famille dont ils feront le bonheur. Puis ils grandiront, se rencontreront, s’aimeront et connaîtront mille péripéties dignes de celles qui fondent les mythes, les légendes millénaires, les cosmogonies des peuples disparus.
Cette histoire, c’est celle sur laquelle travaille le docteur Apelle, spécialiste des langues anciennes. C’est un vieux manuscrit qu’il a découvert presque par hasard sur les rayons d’une bibliothèque et qu’il a entrepris de traduire. Le docteur Apelle est un type à la vie terne et sans intensité, un peu asocial, un peu misanthrope. Une vie dont il se satisfait pourtant. Mais la beauté de la légende indienne est un véritable choc et va bouleverser sa vie. Il va devoir puiser en lui tout un vocabulaire pour restituer l’intensité de l’histoire, la richesse des sentiments des personnages, les infinies nuances de couleur des paysages. Le docteur Apelle se rend alors compte qu’il n’a jamais eu l’occasion ni le besoin d’aimer et d’être aimé.

Lui-même originaire d’une réserve indienne dans le Minnesota, David Treuer n’a de cesse de faire connaître l’ancestrale culture du peuple ojibwa à travers ses romans salués dans son pays, notamment par Toni Morrison

Le 21 mai 2014, retrouvez David Treuer à Lyon, à l’occasion des Assises Internationales du Roman, conçues et organisées par Le Monde et la Villa Gillet, en collaboration avec les Subsistances et France Inter. Il sera également la veille à la Maison du livre, de l’image et du son de Villeurbanne

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Trois grands fauves de Hugo Boris

Trois grands fauves de Hugo Boris

Les trois grands fauves qu’Hugo Boris tente de cerner, de comprendre, ce sont trois personnages qui ont marqué l’Histoire : Georges Danton, Victor Hugo, Winston Churchill. Tour à tour, l’auteur brosse à grands traits l’irresistible destin de ces grands hommes.  Pourquoi ces trois-là ? une question à poser à l’auteur qui viendra nous rendre visite le 20 mai prochain*.

Ni récit historique, ni biographie, ce roman est résolument fictionnel, et pourtant ancré dans la réalité. Mais c’est à travers l’angle de l’intimité, de l’enfance et de ses fêlures indélébiles que l’auteur dessine le portrait des trois prédateurs.
D’abord Danton, piétiné par un taureau dans sa prime enfance. Tandis qu’un autre aurait caché son infirmité, il s’est surexposé et a trouvé sa voie en galvanisant les foules.
Puis Hugo, dévasté par la perte de sa fille chérie, inconsolable, mais toujours et jusqu’au bout une stature de géant invulnérable, consacrant toute son énergie à devenir immortel.
Enfin Churchill, dont l’indifférence du père le rend malheureux et peureux dans l’enfance. Et qui dans l’âge adulte transformera
radicalement doutes et mélancolies en soif de pouvoir.

Avec des mots simples, des images fortes et belles, une écriture fluide et élégante, Hugo Boris imagine d’où ces natures puisent leur force dévorante.

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Le 19 mai 2014, retrouvez Hugo Boris à Lyon, à l’occasion des Assises Internationales du Roman, conçues et organisées par Le Monde et la Villa Gillet, en collaboration avec les Subsistances et France Inter.
*Il viendra aussi rencontrer ses lecteurs décinois et majolans le mardi 20 mai à 15h, à la Médiathèque François Mitterrand à Meyzieu (entrée libre sur inscription à partir du 6 mai au 04 37 44 30 70).

La vie nouvelle d’Orhan Pamuk

Orhan Pamuk. credit photo sedatmehder.com« Un jour, j’ai lu un livre, et toute ma vie en a été changée…. le livre manifestait tout son pouvoir non seulement, sur mon âme, mais sur tout ce qui faisait mon identité. »

A 22 ans, Osman jeune étudiant en école d’ingénieur à Istanbul remarque un livre entre les mains de la belle Djanan, étudiante en architecture. Il se précipite aussitôt à la librairie pour acheter ce bouquin. Dès ce jour, sa vie ne sera plus jamais pareille. Le jeune homme dévore l’ouvrage avec frénésie, peu à peu piégé par le pouvoir fascinant du livre mystérieux. Osman retrouve Djanan dont il tombe éperdument amoureux. Hélas, la belle étudiante en aime un autre : Mehmet, un étudiant aussi envoûté par l’étrange bouquin.

Un jour Djanan et son Mehmet disparaissent soudainement. Osman part à leur recherche et aussi à la conquête d’une « vie nouvelle » promise par ce livre. Un étrange voyage commence alors pour notre héros. Durant des années, il sillonne la Turquie à bord de cars déglingués, avec pour seul bagage ce maudit livre qui renferme les seuls indices pouvant l’aider à retrouver les 2 amoureux. Osman rencontre une brochette de gens truculents dont l’énigmatique docteur Lefin, le « géniteur » de Mehmet. De plus en plus obsédé par la lecture du livre, Osman perd pied avec la réalité. Le docteur Lefin existe-t-il vraiment? Et si finalement « la vie nouvelle » « tant désirée n’est peut-être rien d’autre que la mort »…

Lorsqu’on tient ce livre entre les mains, on s’aperçoit qu’il ne s’agit pas d’un banal roman mais d’une quête sur soi, sur l’identité. « La vie nouvelle » est une réflexion sur la mort et sur l’inconnu au sein d’une Turquie divisée et « tiraillée entre la tradition musulmane et le modèle occidental ».

Orhan Pamuk, écrivain turc né en 1952 à Istanbul a remporté de nombreux prix littéraires dont le prix Médicis étranger pour Neige en 2005. Le 12 octobre 2006, il obtient le prix Nobel de littérature, devenant ainsi le premier auteur turc à recevoir cette distinction.

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le 20 mai 2014, retrouvez Orhan Pamuk à Lyon, à l’occasion des Assises Internationales du Roman, conçues et organisées par Le Monde et la Villa Gillet, en collaboration avec les Subsistances et France Inter

CHALENDON

Le quatrième mur de Sorj Chalandon

CHALENDON Le Quatrième mur de Sorj Chalandon est un roman… bouleversant.

Le narrateur a pour meilleur ami un juif grec amoureux de théâtre, Sam. En phase  terminale, celui-ci lui demande, comme dernière volonté, de monter la pièce «Antigone» de Jean Anouilh à Beyrouth en 1982 au moment où la guerre civile fait rage. Le projet de Sam est un mélange de folie et de beauté pure : permettre le temps d’une représentation de réunir sur scène des Chrétiens, des Chiites, des Palestiniens ou encore des Druzes…

Cette fiction est d’une immense force et parvient à mêler la tragédie grecque revisitée par Jean Anouilh à la guerre civile au Liban, la politique à l’intime, la grande histoire à la petite histoire. C’est fascinant !

Sorj Chalandon, ancien reporter de guerre pour «Libération» nous fait partager des choses extrêmement dures et douloureuses, nous fait vivre le massacre des camps palestiniens de Sabra et Chatila, nous fait hurler de désespoir face à l’absurdité et l’horreur de la guerre.

Ce livre a obtenu le prix Goncourt des lycéens en 2013.

Difficile d’en parler plus, il faut le lire

Regardez et écoutez Sorj Chalandon parler de son livre

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le 24 mai 2014, retrouvez Sorj Chalandon à Lyon, à l’occasion des Assises Internationales du Roman, conçues et organisées par Le Monde et la Villa Gillet, en collaboration avec les Subsistances et France Inter