Tous les articles par Roselyne

Imagine que je sois parti d’Adam Haslett

John et MargarethImagine que je sois parti se sont connus à Londres, lui est anglais elle est américaine.

Le couple a eu 3 enfants : Michaël, Célia et Alec.

John se suicide, il a enchaîné des échecs professionnels et se retrouve endetté.

Bouleversé par ce drame, les membres de cette famille tentent chacun à leur façon de survivre à cette perte.

Mais Michaël a hérité de l’instabilité psychologique  de son père.

Ils ont été deux dans cette famille à être atteints de ce mal : la dépression ; elle a affecté non seulement John puis Michaël, mais également ses proches.

L’auteur raconte la vie intérieure des victimes et donne aussi la parole à tous les membres de cette famille. Il traite ses personnages avec respect et compassion, nous conduisant sur un chemin sombre au bout duquel une lumière d’espoir naît.

Grand roman familial, puissant, intense, époustouflant.

Empruntez Imagine que je sois parti

 

F, l’histoire de la femme qui devait tuer Orson Welles, d’Antonio Xerxenesky

 

Ana, brésilienroselyne orson1ne de 25 ans qui vit à Los  Angeles est une tueuse professionnelle.

C’est une artiste dans son genre, elle tue de sang froid, sans état d’âme.  Chaque meurtre doit être un assassinat parfait, comme s’il s’agissait d’une  mort naturelle.

Sa dernière mission : l’exécution d’Orson Welles avec une date butoir : le 10 octobre1985.

En attendant, Ana décide de connaître l’œuvre du grand maître et se rend à Paris où une  rétrospective lui est consacrée.  La jeune femme se plonge dans sa filmographie et développe une obsession pour le réalisateur.

Le roman se lit comme le journal  intime de la narratrice, elle nous raconte son histoire avec des flashbacks qui mêlent  vraisemblance  et surréalisme.

Elle imagine que la disparition de Welles serait son « chef-d’œuvre » son Citizen Kane à elle.

Alors assassinera ou assassinera pas ?

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Landfall de Ellen Urbani

couv rivireAoût 2005, l’ouragan Katrina frappe La Nouvelle Orléans. Quelques jours plus tard, Rose et sa mère Gertrude décident d’apporter leur aide aux sinistrés. Elles prennent la route, le coffre chargé de nourriture et de vêtements. Mais elles ne parviendront jamais à destination : une dispute éclate entre les deux femmes; la voiture dérape et percute une jeune fille qui meurt sur le coup. Gertrude meurt également.
Dès lors, Rose est obsédée par la jeune fille et se met en tête d’en savoir plus. Mais elle ne portait sur elle aucun papier permettant de l’identifier. Juste un numéro de téléphone, une carte de visite et une page déchirée de l’annuaire. La page où figure le nom de Rose !
C’est à travers la ville sinistrée que Rose part sur les traces de l’inconnue, avec l’aide d’un shériff qui l’a prend sous son aile.
On apprendra plus tard qu’elle s’appelle Rosy, et les chapitres alternent entre sa voix et celle de Rose.
Ce roman raconte à la fois une catastrophe climatique et un drame humain. La Nouvelle Orléans, en proie au crime et à l’impuissance – quand ça n’est pas l’indifférence – des autorités, est un personnage important du livre. Une histoire bouleversante et inoubliable.

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La méthode 15.33 de Shannon Kirk

La méthode  15.33 de Shannon Kirk Lisa, une jeune fille de 16 ans enceinte de 7 mois, se fait kidnapper en allant au lycée. Jetée à l’arrière d’une camionnette crasseuse, vous la croyez terrifiée ? Bien au contraire, Lisa n’est pas une pauvre adolescente sans défense. Cette jeune fille est surdouée, une scientifique dans l’âme, mais une totale absence de sentiment.
Dès les premières minutes de son enlèvement, froide et calculatrice, elle se focalise sur deux choses : sauver l’enfant qu’elle porte et se venger. Elle va construire pas à pas sa méthode : la Méthode 15.33.
son analyse de la situation est hors du commun : elle attribue des numéros à des objets et est convaincue qu’une corde, des punaises et autres objets en apparence anodins vont l’aider à s’en sortir. Il ne lui reste plus qu’à attendre le moment idéal pour lancer son attaque.
Le roman est le journal de bord de ces 33 jours de séquestration, qui a eu lieu 17 ans auparavant.

Un livre qui plaira à ceux qui aiment les histoires sans temps mort où tout s’enchaîne rapidement.
Une victime intelligente, un récit hautement stressant, bref, un bon thriller !

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L’imposteur de Javier Cercas

L'imposteur de Javier Cercas Ce roman est l’incroyable histoire vraie d’Enric Marco, fausse victime du nazisme, et qui, pendant des décennies à porté la parole des survivants espagnols de l’holocauste.
Il est démasqué le 11 mai 2005 par l’historien Benito Bermejo, alors qu’il est sur le point de représenter l’Espagne à une commémoration dans le camp de Mathausen avec le président d’alors, Jose Luis Rodriguez Zapatero.

Comme tous les espagnols, Javier Cercas est bouleversé par la révélation de cette vie de mensonges. Il commence par enquêter sur le personnage, qu’il rencontre et questionne. Cette enquête donnera ce roman dont l’objectif est d’arracher Enric Marco à la fiction pour lui rendre sa vraie vie. Et d’offrir la vérité historique aux espagnols.

Ce roman aborde mille questions : qui sont les héros, quel intérêt à se forger une légende, le mensonge et ses pièges, les rapports entre réalité et fiction.

Extrait :

Comprendre, bien sûr, ne veut pas dire pardonner […] Shakespeare et Dostoïevski, me disais-je, éclairent  les labyrinthes de la morale jusque dans leurs derniers recoins,  ils démontrent que l’amour est capable de conduire à l’assassinat ou au suicide et ils réussissent à nous faire ressentir de la compassion pour les psychopathes et les scélérats; c’est leur devoir, me disais-je, parce que le devoir de l’art (ou de la pensée) consiste à nous montrer la complexité de l’existence, afin de nous rendre plus complexes, à analyser les ressorts du mal pour pouvoir s’en éloigner, et même du bien, pour pouvoir peut-être l’apprendre.

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Les désertés de Marco Mancassola

les Désertés de Marco Mancassola Le personnage principal, un italien encore jeune mais désargenté et sans perspective d’avenir, quitte Milan pour s’installer en Californie et y commencer une nouvelle vie. Installé dans une caravane, il médite sur son sort, travaille quelques heures au monastère où son frère est moine. La communauté des religieux veille sur lui.

Un jour, son meilleur ami Danilo débarque sans crier gare. C’est un comédien milanais, et lui aussi, fuit l’Europe en crise pour des lendemains meilleurs. Mélancolique, dépressif, paranoïaque et atteint de troubles bipolaires, Danilo n’a qu’une idée fixe : s’enfoncer dans le désert à la recherche d’un célèbre chamane qui pourrait apaiser ses nombreux maux. Les deux amis vont partir pour un long trip dans le désert où celui qui cherche ne trouvera rien, mais celui qui l’accompagne aura la révélation ;

Un roman sur la jeunesse désorientée par les crises de toutes nature qui étouffent la vieille Europe (individualisme, crise économique, crise du religieux,…) et qui viennent chercher l’espoir dans le pays où, dit-on, tout devient possible.

marco

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Le ravissement des innocents de Taiye Selasi

Le ravissement des innocents

Kweku meurt pieds nus un dimanche matin dans le jardin de sa villa au Ghana, seul avec ses souvenirs.

Le livre débute par sa mort. Brillant chirurgien Ghanéen, il travaillait et vivait à Boston avec sa femme Fola et ses quatre enfants, quand il fut victime d’une injustice professionnelle. Incapable d’assumer cette situation et encore moins son licenciement, il a abandonné sa famille sans explication et est retourné au Ghana.

Autour de cette disparition, les enfants vont devoir se réunir pour les funérailles alors que c’est justement la fuite de ce père, seize ans auparavant qui a brisé les liens familiaux.

Comment pardonner à ce père ? Cette question va accompagner le voyage de ces quatre enfants jusqu’au Ghana. Cette perte, vécue différemment par chacun va  être l’occasion de les réunir  sur la terre de leurs ancêtres et enfin de régler, les secrets et les non-dits.

Taiye Selasi nous fait voyager des Etats-Unis à l’Afrique et nous plonge dans les pensées et les souvenirs de cette famille. On suit les existences des uns et des autres. S’ajoutent les réflexions sur la cohabitation multiculturelle, sur la force des racines, sur le retour aux sources.

« Le ravissement des innocents  » est une saga familiale passionnante.

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