A conserver précieusement de Ludmila Oulitskaïa

La grande écrivaine russe qu’est Ludmila Oulitskaïa nooulitskaïaus offre avec A conserver précieusement un texte insolite qui est à la fois une porte d’entrée dans son oeuvre – pour qui ne la connaît pas encore – et aussi un objet englobant son univers, ses références pour qui l’a déjà lu.

Objet est le terme adéquat car Ludmila Oulitskaïa commence ce récit par l’inventaire d’une boîte à chaussures (faisant office de vide-poches) dans laquelle elle entassait un sérieux bazar qu’elle nomme « précieux bric-à-brac ». Elle s’en débarrasse et note : « J’ai jeté à la poubelle ces trésors parfaitement inutiles. J’ai cru pendant un instant que j’étais délivrée de mon passé et qu’il ne me tenait plus à la gorge. Eh bien pas le moins du monde! Je me souviens de tous les petits riens que j’ai jetés – de tous, sans exception. »

A A conserver précieusementpartir de cette introduction Oulitskaïa va, non pas dérouler le fil des souvenirs (ce serait trop simple !) mais assembler tout ce qui compte pour elle en terme d’engagements, d’expériences, d’influences. Le terme le plus adéquat serait plutôt « rassembler » car ce qui nous est donné ici est bien un rassemblement de textes divers : articles de journaux, points de vue et réflexions sur ses proches mais aussi sur elle-même.
A conserver précieusement est une grande leçon de vie, d’humilité et une réponse à la question (au cas où on la poserait !!!) : à quoi sert un artiste ?

Empruntez A conserver précieusement

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